Ainsi, Rachida Dati ne pourrait rien contre l’indigence de son Ministère ? Certes les temps sont difficiles en matière de budget, mais on n’a guère entendu la Garde des Sceaux monter au créneau pour réclamer une augmentation significative des moyens, ne serait-ce que pour quitter le rang des cancres européens en la matière.
Pire, elle dénonce systématiquement toutes les études et tous les rapports qui soulignent cette indigence et ses conséquences (parfois dramatiques) en matière de délais et d’incarcération. Rachida Dati n’est que le bras armé d’un Sarkozy dont l’action est avant tout comptable (réforme non négociée de la carte judiciaire) ou compassionnelle sans le moindre recul.