Les développements post-11 septembre, le retournement de la politique afghane du Pakistan, l’intervention américaine contre les Taliban et Al Qaida, puis la doctrine américaine de guerre préventive, plus tard appliquée à l’Irak, aiguisent le dilemme indien. La multiplication des actions terroristes et surtout l’attaque menée contre le Parlement indien, à New Delhi, le 13 décembre 2001, poussent l’Inde dans la voie de la « diplomatie coercitive », appuyée par une mobilisation massive des forces armées, au-delà du seul Cachemire, tout au long de la frontière pakistanaise. Mobilisant 600.000 hommes et 3.000 tanks pendant dix mois, l’opération « Parakram » s’achève sans conflit ouvert en octobre 2002, après qu’une phase fort tendue ait été désamorcée par les pressions internationales quatre mois plus tôt.
http://www.ehess.fr/cirpes/ds/ds70/indopaki.html