L’homme pressé,
Je ne vais pas revenir sur mon reproche initial à Paul. C’est dit.
Très bon analyste, notre Paul. C’est incontestable. Je suis sur qu’il pourrait faire une analyse sur le plus futile de la terre.
J’ai connu, personnellement, une autre personne (celui dont je parle devrait être connu de Paul) qui quand je l’ai rencontré m’a mis à l’épreuve pour savoir si je pouvais écrire sur tout, en un temps record, sur un coin de table. J’ai répondu « non ». Je ne le pourrais pas par simple respect pour le lecteur. Je ne l’oserais même pas.
Ecrire est plus profond pour moi et demande du temps et de la recherche. Ecrire sans être informatif n’est pas ma tasse de thé. Point. Déformation professionnelle très probablement.
Rien n’est superficiel. Absolument. C’est en lisant entre les lignes, qu’on apprend sur son écrivain.
Je me rappelle d’autre chose au sujet de l’Homme pressé. D’un film avec Delon. Lui, il ne parvenait pas à attendre les neuf mois pour avoir le gosse avec Mireille Darc.
J’espère que vous n’êtes pas jusque là.