Ce n’est pas parce que l’usage finit par imposer les mots hideux qu’il faut lui donner un coup de pouce, voire l’approuver en étant convaincu d’aller dans le sens du progrès. L’usage impose dans notre société nombre de comportements répréhensibles, tels que le parler vulgaire (au sommet de l’état), les fautes de français, de syntaxe, de logique, la triche, la resquille, l’incivisme... Au point que les gens s’en accommodent et finissent par les adopter majoritairement. Faut-il pour autant laisser faire et considérer que c’est inéluctable ?
Dans cette kyrielle d’anglicismes moches, en effet, seul « buzz » sort du lot, l’onomatopée est universellement compréhensible. D’autres termes ont l’avantage d’éviter certaines circonvolutions un peu grotesques proposées en guise d’équivalent, mais mériteraient d’être francisés : bien souvent, leur prononciation anglaise est plus qu’écorchée.