@ l’auteur,
L’Europe n’est peut-être pas la solution, mais elle n’est pas le problème non plus. Le système Français n’est peut-être pas non plus la solution, car, quand on regarde autour de nous, les autres systèmes subissent la même crise.
Nous subissons une crise d’intensité probablement plus forte que l’intensité des diversités nationales occidentales, puisque malgré ces différences, nous coulons tous dans la même direction (mais à des vitesses différentes et à des accélérations différées).
Là où je vous rejoins, par contre, c’est sur le fait que nous mourrons d’un manque de planification et de vision à long terme. Le libéralisme, après tout, n’est en rien une doctrine de l’anticipation, c’est une doctrine d’adaptation à chaque instant.
Après tout, le libéralisme est la négation des capacités d’anticipation de l’homme ; logique qu’on en devienne fataliste et pessimiste puisque l’on considère que c’est le marché (entité abstraite) qui doit diriger nos vies, et que si nous devons nous y conformer car nous sommes incapables de faire mieux et autrement.
Le « mal » qui nous ronge, c’est d’avoir confié la « chaîne de commandement » à des mercenaires, en pensant qu’ils feraient mieux que des capitaines.
Malheureusement, ils se sont sauvés avec la caisse et la seule barque, dès la première voie d’eau...