@ Italiasempre
Soyons clair ! Vous défendez la thèse du collège de France qui voit en Gaule, à l’arrivée de César, une compétition entre des rois et une aristocratie puissante qui domine une plèbe. Je pense que c’est une erreur. Il faut savoir ce dont on parle et ne pas confondre pouvoir et roi. Vous faites un lien entre les rois Bituit et Luern du IIème siècle d’avant J.C. et le Ier siècle où vous voyez dans le mot rix des rois en place ou en lutte contre une classe dominante d’aristocrates alors que je ne vois dans le mot rix, à ce moment-là, que des chefs d’armée, alors que je ne vois dans la « nobilitas » gauloise que des grandes familles qui, certes, s’accaparent le pouvoir, mais j’ai beau chercher, je ne trouve pas de rois.
Divitiac est le chef des druides. Dumnorix est le chef de la cavalerie. Cela correspond aux deux catégories d’hommes dont parle César mais pas de roi. Après Divitiac, les deux chefs en compétition, pour le titre de druide probablement, sont Eporédorix issu d’une grande famille et Viridomar de naissance plus obscure. Chez les Séquanes, il est bien dit que le prétendant voulait reconquérir le pouvoir que détenait autrefois son père, mais à quel titre, sinon au nom d’une famille. Arioviste est le chef des Germains, un chef militaire. Orgétorix s’impose aux Helvètes parce qu’il a une nombreuse clientèle. Cela ne l’empêche pas d’être mis dans les chaînes. Je cherche le roi qui l’a mis dans les chaînes et ne le trouve pas. Je cherche le roi qui a ordonné la mort de Celtil et ne le trouve pas. César, lui aussi, est un chef militaire. Et pour en revenir à Vercingétorix, rien ne permet de dire qu’on le considérait comme un roi. Non ! Tous mes articles prouvent que ce sont les conseils qui détenaient le pouvoir et qui géraient les affaires publiques, et même la conduite de la guerre.
En ce qui concerne mon dernier paragraphe, je ne vous mets pas en cause mais une mode bien française qui consiste à dénigrer ce qui s’est passé chez soi et à idéaliser ce qui s’est passé ailleurs.