Ah l’affreux Loukashenko qui a freiné l’installation du capitalisme sauvage en Biélorussie ! En tous cas, je n’ai pas vu en Biélorussie les situations de détresse que j’ai vues en Russie après la chute de l’URSS. Je me demande combien de personnes agées sont mortes de faim ou de froid à Moscou, au début des années 90. Quand on voyait les petits vieux vendre dans les stations de métro leurs derniers napperons brodés et quelques pauvers objets personnels, dans l’espoir de manger. Quand on voyait les mêmes en hiver se réfugier dans la chaleur des gares (moins 5 dans la gare) d’où ils étaient régulièrement chassés. Et ça, je ne l’ai que très peu vu raconter dans la presse occidentale, celle qui se complait à répercuter les anneries sur l’axe du mal (Minsk-Téhéran-Pyongyang etc...). Alors, quand je voyais l’ambassade de France à Minsk faire ouvertement campagne contre Loukashenko, désolé, mais je ne marchais pas.