L’Académie des Sciences avait déploré les propos de l’ancien ministre socialiste de l’Education nationale Claude Allègre (France Soir, 23 novembre 1999) sur la dévaluation des mathématiques : « Les maths sont en train de se dévaluer, de manière quasi-inéluctable. Désormais, il y a des machines pour faire les calculs. Idem pour les constructions de courbes. » (Voir Le Monde, 22 mars 2000, pour la réaction de l’Académie des Sciences).
Georges Lochak avait répondu par avance à Allègre : « Croire que les calculs sur ordinateurs remplaceront les mathématiques (dont ils ne font, en réalité, qu’exprimer les rudiments) est d’une grande candeur ». (« Platon est-il mort ? », Quadrature, n° 28, avril-juin 1997, pp. 25-27). Allègre a aussi fait savoir qu’il n’estimait pas davantage les « élucubrations philosophiques ».