Représentants
En démocratie élective, le citoyen délègue ses pouvoirs à un représentant qui n’a de force que celle des unes et n’existe que par la « volonté du peuple ». La capacité qui doit être la sienne, ce n’est pas d’avoir des idées extraordinaires, mais de mettre en forme les volontés de ses électeurs. Un programme clair (donc forcément global) basé sur des principes forts (d’où le clivage droite-gauche).
Si un troupeau stupide préfère à cette vision démocratique une vision « people » d’un candidat « surhumain » censé inventer le monde et le mettre en forme à sa guise, cette personnalisation ne doit pas être reprochée au candidat (ou à la candidate) non élue. Un électorat fascisant a beau se cacher sous le voile de la recherche de « l’efficacité » ou de la « compétence », son absence fondamentale d’opinion (de conviction) ne traîne que lui dans la boue.