Par rapport non remplacement des fonctionnaires, j’ajouterais qu’on n’aurait fait qu’annuler le déficit budgétaire au bout de 60 ans, mais on n’aurait pas encore commencé à rembourser le premier euro de la dette car pour ça il faut dégager un excédent budgétaire, et là il faut compter 60 ans de plus (en supposant qu’on conserve la moitié des fonctionnaires qu’on avait au départ).
En revanche, sachant que le taux d’épargne des ménages français est de 15% et le revenu médian de 18000 euros/an et qu’il y a 22 millions de ménages, ça nous fait une épargne annuelle globale des ménages de 60 milliards d’euros/an. Couplé avec la diminution des fonctionnaires et un effort des entreprises de 40 milliards d’euros/an (suppression des baisses de charges et des subventions qui ne servent à rien), le problème est réglé en 18 ans en partant d’une dette de 1300 milliards d’euros (la croissance étant affectée à l’augmentation du revenu des fonctionnaires actifs et retraités).
Si en plus on permet à la BCE, en modifiant le traité de Lisbonne, de prêter aux états au même taux qu’aux banques commerciales (c’est énorme et scandaleux : une BCE au service des banques commerciales mais pas des Etats), ça divise par 2 le service de la dette française et cette dernière est remboursée en 15 ans. Et cerise sur le gâteau : les spéculateurs ne peuvent plus nuire aux Etats en jouant avec la dette.