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ffi 19 février 2011 19:47
ffi

Pour ce qui est la structure économique de l’Ancien régime, vous semblez ne rien y connaître.

Je vous invite à lire le livre des métiers d’Etienne Boileau (XIIIème siècle). Généralement, les ouvriers étaient organisés en corps (de métiers). L’état ne traitait jamais directement avec la personne, mais avec le corps social dont il faisait parti (aujourd’hui, l’état nous sert de plus près).

Généralement, le corps de métier se chargeait de contrôler la qualité des productions. En cas de défaut, il pouvait dresser des contraventions. Le corps avait donc un pouvoir de police et de justice. Les fonds ainsi récupérés était dédié à des oeuvres de charité, à destination des familles et des membres du corps social.

Par exemple :
- permettre à l’orphelin d’un membre décédé d’être formé.
- soutenir des membres blessés au travail et en incapacité de travailler.
- soutenir les membres à la retraite.
...
Les ouvriers étaient propriétaire de leur métiers. Le corps social leur devait de pouvoir l’exercer (répartition du travail). Il y avait deux types d’ouvriers :
- Les maîtres, disposant seul du droit de vente (aujourd’hui : artisan, patron), et jouissant de la propriété d’un établissement
- Les valets, employés par les maîtres (aujourd’hui : salarié).

Généralement (mais cela dépendait des corps), le nombre d’établissement des maîtres était limité (en général limité à 2 établissement), de même que le nombre de Valets qu’ils pouvaient employer (généralement limité à 4).

Dans les manufacture d’Etat, la grande industrie, les ouvriers étaient là aussi géré par le corps de métier auquel ils appartenaient.

En ce qui concerne les jours de congé, les 190 fêtes religieuses de l’ancien régime étaient chômées.

Qu’a fait la Révolution ?
Les corporations, ayant politiquement la gestion et la répartition de l’activité économique, de sa qualité, furent accusées d’entraver la « concurrence libre et non faussée ».
Par les loi d’Alarde et Le Chapellier,
- Les corporations furent dissoutes, leurs biens saisis et vendus au plus offrant (16 milliards de Franc à l’époque), détruisant toute la protection sociale de l’ancien régime (qui existait depuis le 12ème siècle à Paris, puis s’était étendue à toute la France)
- Toute association ouvrière fut de plus interdite pour éviter leur reformation (Mais ils n’ont pas pu venir à bout du compagnonage).

Conséquences :
Les restrictions de nombre d’établissement et d’employé furent levée, ce qui permit à la grande bourgeoisie de cumuler petit-à-petit beaucoup de capital et d’employés. C’est la concentration capitalistique et la montée de salariat, si caractéristique du XIXème siècle.

Bref, c’est au nom de la démocratie qu’est instauré le capitalisme... laissant les mains-libres à la grande bourgeoisie d’Affaire, en détruisant tous les dispositifs de protection ouvriers.

Dès l’origine, le nom de « démocratie » fut employé pour donner le pouvoir à une oligarchie d’affaire, souvent liée au commerce transatlantique. Cette oligarchie a maintenu ce pouvoir jusqu’à lors. C’est la première phase de la mondialisation.

Par la Révolution, de fille aînée de l’Eglise, la France est devenue fille cadette du capitalisme.



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