"Il faudrait savoir ce qu’on veut. Une société mécanique ou une
civilisation. Dans le second cas il faudra réinventer la philosophie
politique pour répondre à l’évolution du monde."
Vous posez très justement le problème qui se présente a nous.
l’homme a créé l’outil l’outil et a modifié l’homme. l’utilisation de plus en plus constante de l’outil a conduit l’homme a se considérer lui même comme un outil comme une machine biologique.
Dans notre système issu de la pensée d’Aristote la science a pris la place du spirituel en ce sens qu’elle est devenue le seul paramètre de la notion de vérité. Le problème c’est que par définition la science ignore l’humain dans sa capacité a être unique subjectif et non reproductible. L’invention de la notion de sciences humaines utilisant l’outil mathématique et réduisant l’individu a une abstraction statistique est une aberration, une espèce de monstre bâtard ni vraie science ni vraie étude de l’humain.
On peut constater a quel point en politique cette notion de gestion mathématique échoue en permanence. Par exemple a l’époque de la découverte du sida je me souvient avoir entendu un porte parole gouvernemental dire que le risque de contamination par les transfusions était statistiquement négligeable. C’était probablement vrai sauf que rapporté a la population ça a fait un nombre de morts qui a été jugé humainement inacceptable.
La question que je pose c’est qu’elle place reste t’ il dans notre système de pensée et notre système social pour penser l’humain ?