Cher Moraucon,
Je vous sais gré de modifier à chaque fois ce qui est écrit pour tenter de développer des thèses sans fondement :, mais la vérité est écrite et tout un chacun peut vérifier la réalité de ce qui a été écrit dans les précédents articles que vous citez :
1- Quand j’évoquais « le mythe de l’euro salvateur et protecteur », je ne pensais pas que quelqu’un raccourcirait cette phrase en « mythe de l’euro », ce qui ne veut rien dire. LMais, si vous voulez évoquer ce qu’écrivent les gens, reprenez les vraies phrases, sans les modifier à votre gré propre. L’honnêteté y gagnera !
2- L’Allemagne : son rôle aujourd’hui au sein de la zone euro est celui d’une locomotive qu’on tire en arrière et dont on pille la réserve de charbon pour qu’elle tombe à son tour en panne. Par ailleurs, l’opinion publique allemande est maintenant sur une position « isolationniste » qui tend à traduire sa conscience de la situation qui est celle du pays. Les échecs des plans prévus pour « sauver la Grèce » ne sont pas le fruit de hasards tombés du ciel serein et sans nuages.....
3- « la zone euro et l’UE TELLES QUE BATIES jusqu’à ce jour sont condamnées ».
je ne savais pas que j’avais fait erreur avec cette phrase déductive sur laquelle tout le monde est d’accord, mais je vous confesse que les mots ayant un sens, vous aurez l’honnêteté de les reconnaître sans les accommoder à une sauce personnelle.
Exit le Traité de Schengen qui fonda le marché européen unique, exit les critères de convergence budgétaire du Traité de Maastricht, exit l’indépendance REELLE de la BCE soumise de gré, sinon de force au Président de l’Eurogroup, exit le mythe des critères de convergence respectés par tous depuis 1992 comme la Grèce et l’Irlande l’ont prouvé, exit aussi la fiscalité commune voulue.....
Si vous reconnaissez dans le chaos actuelle de Traités de facto abrogés ou suspendus la zone euro et l’UE de 1992 ou même de 2002, le côté « Madame la Marquise » que je vous prêtais avec humour sera vérifié ;
Quant aux chiffres, je ne vais pas passer mon temps à donner ceux que tous peuvent lire en quelques clics rapides. Les tendances données par les liens avec leurs chiffres sont suffisamment indicatives pour ne pas sombrer dans un tsunami de chiffres que personne en zone euro ne veut comprendre pour en tirer les conclusion évidentes.
Sur le point de départ de la crise de 2008 : vous continuez à suivre la théorie amusante de l’oeuf et de la poule. la crise des subprimes n’est pas née du vide et il importe de ne pas confondre causes et conséquences. Elle est le fruit d’autres crises et des « pseudo-solutions » que le système a mises en place pour tenter de se survivre.
Chaque crise systémique a ceci de spécifique que chaque pseudo-solution qui ne règle rien aux causes de fond ne fait que préparer une autre crise plus forte et plus dévastatrice.
La crise est systémique en ce sens que tout le système actuel est à bout de force et a fait son temps. Discourir sur les apparences locales de cette crise systémique est comme évoquer l’évolution d’un cancer sans vouloir ou pouvoir le soigner, mais cela n’enlève rien à la racine tant que certains ne veulent pas voir le fait fondamental.
Il y a peu, un ami banquier international me rappelait avec humour que la crise asiatique de 1997 avait été « accélérée » par la panique d’un banquier français qui avait investi des fonds colossaux de sa banque dans cette région et avait paniqué à la première alerte, faisant plonger sa banque (il s’agit de la Société Générale)....
Les processus sont tous indissociables les uns des autres et intégrés les uns aux autres : les subprimes était la mauvaise solution apportée à la crise précédente pour valoriser le capital, cela ne pouvait que s’achever ainsi.
Le fait générateur de la crise de 2008 est donc la crise systémique que les autorités publiques ne veulent pas accepter comme un fait historique inexorable.
Bien cordialement,
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