Je crois que le prochain président est celui du grand démantèlement. Un peu comme ce
qui va se passer en Espagne, à l’occasion d’un changement de pouvoir, le
nouveau responsable peut prétendre qu’il n’a d’autre choix qu’une
politique d’austérité au vu de la situation qu’on lui a laissé. Il
pourra plus facilement faire passer la pilule pour les casses sociales
et la destruction de ce qu’il reste du service public, conformément au
souhait du dogme néo-libéral en place dans les institutions européennes.
De ce point de vue, Hollande est mieux placé que Sarkozy, ce dernier risque de
violemment cristalliser les oppositions à la future politique de « rigueur ».