J’ai qualifié Audin de dévoyé - cela ne veut pas dire qu’à titre personnel je ne déplore pas ce qui lui est arrivé. Mais je pense qu’à l’époque si j’avais trouvé mes camarades d’armes égorgés et châtrés, ou des membres de ma famille réduits en miettes pour avoir voulu, un jour, prendre un café ou danser là où il ne fallait pas, j’aurais été sans pitié avec des « porteurs de valises ».
Mais rassurez-vous, ce n’est pas l’algérianité du FLN que je lui reproche (personnellement j’estime que l’affaire était irrécupérable depuis qu’on a empêché Napoléon III de mettre en place son « royaume arabe »), c’est le totalitarisme révolutionnaire d’une bande de ratés et de psychopathes - semblables en cela à notre « comité de salut public » de 1793.