C’est touchant.
Oui, il y aura toujours besoin du travail.
Par contre, prétendre croire que pour vous, cela se résumera à changer d’employeur est d’une naïveté provocante.
A qui parlait Nixon en prononçant cette phrase ?
Et s’il parlait au peuple états-uniens, faudrait-il le croire puisqu’il était chef de cet état ennemi de tous...
Passons sur ce paradoxe et restons-en aux principes.
C’est simple, ce qui appartient à l’État appartient au pays et donc appartient au peuple.
Ou tout au moins le peuple est légitime s’il fait l’effort de s’en rendre maître.
Ce qui appartient « aux marchés » appartient à des inconnus et le peuple n’a aucun pouvoir ni légitimité pour s’en rendre maître.
La disparition des États au profit des marchés revient à abandonner la démocratie et ramener la valeur de l’humain à celui d’une tête de bétail.
On ne veut pas seulement une souveraineté nationale, on veut que cette souveraineté soit sous contrôle démocratique. J’irais plus loin en disant que cette démocratie doit partager les objectifs de liberté, d’égalité et de fraternité. Cette base répond plus rationnellement aux besoins de la planète que la loi de la jungle généralisée qu’est le capitalisme triomphant.