Quand
on me présente un résultat chiffré sous forme de pourcentage, j’ai
immédiatement une lampe rouge qui s’allume dans mon cerveau, par
réflexe d’autodéfense intellectuelle.
En l’occurrence, si l’on veut mesurer la progression d’une idée ou
d’un mouvement dans la société, il faut compter le nombre de
personnes qui y adhèrent et ramener ce nombre à la totalité des
personnes pouvant s’exprimer, c’est-à-dire au nombre total des
inscrits dans le cas d’un processus électoral. Les bulletins exprimés correspondent déjà à une
proportion de la totalité.
Ainsi donc, s’agissant de l’extrême droite :
2002. Le Pen 4 804 713 ; Mégret 667 026 (total 5 471 739) ;
inscrits 41 194 689. L’extrême droite compte 13,28% du corps
électoral français (5 525 032 et 13,41% au second tour).
2012. Le Pen 6 421 773 ; inscrits 46 037 545. L’extrême droite
compte 13,95% du corps électoral français.
Il y a donc bien une légère progression de l’extrême droite en France relativement à l’ensemble du corps électoral, de 0,67% par rapport au premier tour de 2002 et de 0,54% par rapport au second tour de 2002.