@ H F
« j’ose croire » est une formule rhétorique qui n’a pas plus de contenu sémantique réel que « bonjour » en entrant au salon funéraire. Le systéme est moribond, il n’y a pas de forces vives organisées qui permettraient un rétablissement de l’intérieur. La transformation normale d’une civilisation qui a atteint ses limites en autre chose se produit donc par l’adjonction d’apports étrangers qui rendront le nouveau phénix méconaissable. Il y aura toujours quelque chose, mais ce ne sera plus « nous ». Je ferme donc tranquillement mes dossiers cet été et, si le destin me prête vie, je me mettrai dès l’automne à la poésie, ou à la philosophie, ce qui est la même chose.
Pierre JC Allard