« De tous les faits qui précèdent ne
résulte-t-il pas manifestement, en résumé, que les historiens qui ont
sacrifié Robespierre aux Thermidoriens ont pris le contrepied de la
vérité ? Pour nous, nous dirons à ses ennemis vainqueurs :
Vous l’accusez d’être cruel… Non,
c’est vous – ; d’être la principale cause de la Terreur… Non, il l’est
moins que vous – ; d’être l’auteur du redoublement d’exécutions… Non,
c’est vous – ; D’avoir voulu prolonger les supplices… Non, c’est vous – ;
d’être un ennemi du Peuple… Non, c’est vous – ; d’être un
contre-révolutionnaire… Non, ce sont beaucoup d’entre vous – ; d’être un
usurpateur, un tyran… Non, c’est vous – d’être envieux, jaloux,
orgueilleux… Non, c’est vous ; il est plutôt trop modeste, et n’a pas
assez le sentiment de sa force et de sa supériorité – d’être ambitieux…
Non, c’est vous ; et c’est un malheur qu’il n’ait pas plus d’ambition. –
Vous l’appelez assassin de la Patrie… Non, c’est vous.
Vous vous dites les amis de la vertu, de la modération, de l’humanité, de la République, du Peuple… Non, c’est lui. »
Etienne Cabet
Plus d’informations sur notre interview du jour qui est publiée sur AgoravoxTV :
« La chute de Robespierre et la propagande diabolisatrice post-mortem dont il fût l’objet, par Alexis Martinez »