Les aventures du chevalier Des Grieux et de Manon Lescaut est un roman d’aventures où se mêlent rencontres, voyages, compromissions, trahisons, passions funestes, tableaux de la société, dans une certaine tradition naissante. C’est celle du roman où coups de théâtre, rencontres, déplacements, et cascade de méfaits se succèdent pour une sorte de plaisir jubilatoire de raconter. Sans aller vers cette incandescence, le XVIIème avait déjà pratiqué le genre.
Le fait que ce roman n’ait pas été interdit à l’époque par la censure royale, c’est qu’on peut y voir un côté édifiant. Il met en scène les passions funestes de deux personnages centraux possédés par des désirs incompatibles.
Moralté, ne soyez jamais possédé par vos passions. C’est diabolique. C’est un peu la leçon en filigrane de ce récit habile.
Quant à le comparer à ce que font nos contemporains, ils ont découvert ces machines (et machinations) par eux-mêmes.