« Faut-il voir là des effets du réchauffement climatique ? Sans nul doute, c’est là une explication plausible »
Phrase alambiquée, vraisemblablement le fruit d’une conviction qui cherche ses arguments... sans les trouver. Extrapoler des derniers évènements météorologiques des conclusions sur le climat, même les climatologues les plus soumis au GIEC ne se le permettent pas. Je crois plutôt que s’auto-flageller parce que nous serions tous responsables de catastrophes à venir est un bon moyen pour se détourner d’un combat bien plus important contre les responsables de ce qui est déjà une catastrophe : le pillage des ressources et de la force de travail par le pouvoir financier mondialisé.
Comme a dit Badiou : "Il ne faut pas se laisser distraire [...] par les diversions
millénaristes, dont la principale aujourd’hui, chez nous, est
l’écologie. Il serait tellement utile à nos adversaires en crise qu’il
faille tous se réconcilier pour sauver la planète ! L’unité de la
planète menacée contre la division violente des politiques, quelle
aubaine ! Le capitalisme lui-même deviendra pour se tirer d’affaire
écologique pour deux. Ce ne seront que banques du développement durable,
holdings pour la pureté de l’eau, et fonds pour la pension des
baleines. Je ne crains pas de l’affirmer : l’écologie, c’est le nouvel
opium du peuple."