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JL 18 janvier 2014 12:23
Francis

Il me parait évident que la récente conversion de Hollande à la politique de l’offre qui consiste à alléger les charges qui pèsent sur le Travail, s’inscrit dans la perspective du Traité transatlantique ou TAFTA : Transatlantic free trade area.

Ceci dit, personnellement, je trouve que ce système de perception des impôts et charges sociales sur le travail est archaïque, pour ne pas dire aberrant. Ce n’est pas le travail qui doit financer la protection sociale, c’est la plus-value. Financer la politique sociale par les revenus du Travail revient à en exonérer les entreprises qui emploient peu de main d’œuvre relativement à leurs profits, ce qui est désastreux au plan de l’emploi.

Par conséquent, ces charges doivent être prélevées sur la plus-value, laquelle plus-value doit être à mon sens, partagée entre le Capital, le Travail, et l’investissement public. Ce dernier comprend d’une part les infrastructures à savoir le matériel, et d’autre part la politique sociale, à savoir le renouvellement de la main-d’œuvre. Quant aux investissements à buts lucratifs, ils relèvent naturellement des initiatives privées.

Ni le rôle ni le but des entreprises n’est de créer des emplois ; on n’entreprend que pour faire du profit, point barre. Et c’est le profit qu’un gouvernement digne de ce nom doit encadrer, qualitativement et quantitativement par une stratégie gagnant gagnant.. Mais ça, c’est sans doute trop intelligent pour ces gens plus obsédés par leur ’vie privée’ et leur carrières que par l’intérêt de la Nation ou du peuple.

Il faut dénoncer cette idée absurde - aussi stupide que la théorie du ruissellement - que c’est l’offre qui crée la demande. Ce n’est pas parce que les gens même pauvres achètent des gadgets électronique à bas coûts comparés aux dégâts écologiques causés, qu’il mangeront mieux : la daube que produit l’industrie agro-alimentaire nous montre ce que cette politique de l’offre peut comporter d’effets pervers et désastreux.



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