La
nationalisation du pétrole algérien n’a pas du tout le même caractère ni les
mêmes conséquences que celle de l’Iran.
En juillet
1965, la coopération entre l’Algérie et la France pour exploiter le pétrole
saharien est redéfinie suite à l’arrivée au pouvoir de Boumediene. Après de
longues négociations, un accord est trouvé qui prévoit un maintien des
concessions existantes à la condition que la France accepte de réinvestir en
Algérie 50% des recettes tirées du pétrole algérien et renforce son effort de
prospection.
Six ans plus
tard, Alger décrète que cette convention
n’a pas été respectée pour justifier la nationalisation des avoirs français
(aucun nouveau forage n’avait été réalisé).
Dans les
faits l’Algérie était devenu un membre actif de l’Opaep, organisation
regroupant depuis 1968 les pays arabes exportateurs de pétrole.
La décision
de l’Algérie a été lourde de conséquences pour la France qui payait en francs
les pétroles venus d’Algérie et était ainsi assurée de commandes de retour,
mais elle n’a pas pas défrisé les compagnies américaines, puisque les nouvelles
transactions se faisaient en dollars.