@ Wirsher.
Sur les
investissements, je pense sincèrement que vous faites preuve de trop de pessimisme
dans la mesure où l’Alsace occupe une situation idéale, aux portes de
l’Allemagne et à deux pas du cœur de l’Union européenne.
Pour ce qui
est de la diminution du nombre des locuteurs d’alsaciens, je partage vos inquiétudes mais elles en me semblent pas liées à la taille de la région. C’est en fait, je le crains,
une tendance irréversible, les jeunes étant partout* plus attirés, pour des raisons
pratiques, par la maîtrise de l’allemand et de l’anglais. Néanmoins, la
culture alsacienne reste très forte, et il est probable que, comme en Bretagne,
un noyau dur de locuteurs subsistera, ce qui permettra, avec les écoles
bilingues, de pérenniser cette langue.
* En Suisse,
le romanche connait lui aussi un très fort recul (cf. La
Haute Engadine, une pure merveille de la nature) et semble beaucoup plus
menacé que l’alsacien. En réalité, l’avenir de l’alsacien est à mettre en
parallèle avec celui du bayrisch ou du schwyzerdütsch, eux aussi menacés dans
les populations les plus jeunes.