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Analis 28 novembre 2014 14:01

http://www.ae911truth.org/en/news-section/41-articles/856-why-do-good-people-become-silentor-worseabout-911.html

PARTIE 4 : les avis divergents (double pensée)

En répondant à la question posée par titre de cet essai, le chapitre du mois dernier, la partie 3, a abordé le thème de « l’obéissance et de l’estime de l’autorité », qui a été restitué lors des expériences de Stanley Milgram, de Jane Elliott, et de Philip Zimbardo, lesquelles démontrent toutes notre propension humaine à faire confiance et à obéir à l’autorité, même en violation de fortes valeurs morales, conduisant au développement d’identités et de croyances erronées en plus d’aboutir à des décisions hasardeuses qui ont souvent une incidence négative sur les autres.

Nous continuons l’analyse de Mme Shure ce mois-ci dans la partie 4 avec le concept des « avis divergents » [Ndt : littéralement « double pensée »], développé par George Orwell.

Nous allons commencer par un peu de légèreté, avec le concept génial de « double pensée » de George Orwell. Dans le roman classique d’Orwell, 1984 (1), le concept des avis divergents signifie la capacité de faire cohabiter deux croyances contradictoires en même temps dans son esprit, et d’accepter les deux.

Dans le roman pas si fictif d’Orwell, le terme « double pensée » est un mot tirée de la « Novlangue » (2) qui remplace le terme de l’Ancilangue (2), «  le contrôle de la réalité. » La Novlangue est un nouveau langage politiquement correct disposant d’un vocabulaire très limité, mis au point par les organes de contrôle (le Parti) aux fins de contrôler la vision du monde que peut avoir le public, et en limitant la possibilité d’une pensée indépendante. En d’autres termes, le contrôle des mots autorisés dans la langue aboutirait au contrôle des pensées que les gens seraient en mesure d’avoir.

Le concept des avis divergents d’Orwell est le processus cognitif d’induire consciemment l’inconscience, de sorte que l’on détient deux croyances contradictoires en même temps et que l’’on utilise chacune d’elles en fonction de la situation actuelle, afin de rester en conformité avec la « tribune » officielle du moment. Dans le roman 1984, il est essentiel que les citoyens aient bien intégré la compétence hypnotique de la « double pensée », car si le Parti veut conserver son pouvoir de contrôle permanent, la condition mentale qui prévaut dans le pays doit être celle de la folie, les citoyens eux-mêmes utilisant ce processus subtil de contrôle de la pensée afin de rester en dehors de la réalité.

Le concept de « double pensée » n’est pas un terme accepté dans le vocabulaire de la psychologie, mais il devrait l’être, à mon avis, car c’est un mécanisme de défense psychologique banal. La « double pensée » est un concept qui s’est installé dans notre culture, décrivant ainsi la capacité de l’esprit humain à se contorsionner quand il entend un compte rendu officiel résolument prononcé sur une question – le 9/11 n’étant qu’un exemple – alors qu’il est en même temps au courant de témoignages contredisant cette déclaration officielle. La double pensée a la même signification qu’un autre terme Orwellien, « noirblanc », qui signifie la possibilité de prétendre de manière éhontée que le noir est blanc, en contradiction flagrante avec la preuve irréfutable.

Par exemple, exaspérée par une amie, je lui ai déclaré : " Je sais que tu penses que le 9/11 était une opération sous fausse bannière et que nous sommes au Moyen-Orient pour leurs ressources naturelles, mais tu continues de parler de la « guerre au terrorisme », comme si c’était la vraie raison pour laquelle nous avons envahi l’Afghanistan et l’Irak et pourquoi nous utilisons maintenant des drones pour tuer des soi-disant terroristes. Pourquoi fais-tu ça ?! "

Elle répliqua d’air air irrité : « Eh bien, l’histoire officielle nous est martelée ; elle est partout, à la télévision, dans les journaux, chez nos enseignants et nos amis, à l’école, au travail. Qu’est ce que je peux y faire ?! »

La « double pensée » était sa stratégie insensée de survie afin de rester saine d’esprit.

Un échange similaire s’est produit avec une amie qui avait inclus dans son récent livre des termes corroborant le mythe officiel du 9/11, dont je savais qu’elle ne croyait pas un mot. Frustrée, je me suis confronté à elle : « Pourquoi utilises-tu ces termes ? Je sais que tu n’y crois pas. »

Avec irritation, elle a répondu : « Écoute, je sais que l’on nous a menti. Mais mon travail dans ce monde est très important pour moi, et si je suis en mesure de poursuivre, je suis sûre de ne pas être contrôlée par les Impôts ! »

Elle avait peur de représailles de la part des autorités corrompues, et donc elle avait adopté le moyen de défense consistant à faire cohabiter les deux visions du monde dans son esprit, en utilisant chacun selon les occasions – un phénomène de « double pensée » classique. Merci, George Orwell !

Le concept des avis divergents, ou « double pensée », est donc une stratégie défensive consistant à avoir deux opinions contradictoires à l’esprit en même temps, et à les utiliser de façon semi-consciente tel un caméléon, en changeant de couleur selon l’environnement.

Une stratégie alternative de défense est l’utilisation du déni pour éviter la dissonance cognitive.

Note de la rédaction : à suivre dans notre prochain bulletin dans la partie 5, "Le déni et la dissonance cognitive".

Notes :

1 - George Orwell, 1984 (Harcourt Brace and Company, 1949). Voir aussi http://www.orwelltoday.com/.

2 - Novlangue : Le novlangue (traduit de l’anglais Newspeak, masculin dans la traduction française d’Amélie Audiberti) est la langue officielle d’Océania, inventée par George Orwell pour son roman 1984 . Par analogie, l’Ancilangue est l’ancienne langue.



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