Pour répondre à des commentaires qui touchent à un point fondamental à savoir : est ce qu’un Etat, un groupe de personnes, ou d’intérêts, peuvent totalement maîtriser les composantes d’une guerre économique réposant sur des mécanismes de sanctions, des attaques sur la monnaie, des manipulations de prix de matières premières.... ?
Nous sommes sous le régime d’un capitalisme essentiellement financier où l’accumulation du capital joue un rôle majeur [c’est d’ailleurs l’érosion du taux de profit qui nous a fait passer d’un capitalisme industriel à un capitalisme financier].
Plus de 90% des opérations réalisées sur les places financières de la planète [à la fin des années 90 Tobin donnait un pourcentage à peine inférieur] sont de nature spéculative.
Comme le décrit très bien Myret Zaki par exemple, le mécanisme le plus courant d’accumulation du capital est la création d’une bulle financière. Aux USA on a connu la bulle immobilière qui a conduit à la crise des subprimes à la suite de l’hyper financiarisation qui s’y est greffée. Il y a maintenant la bulle du gaz de schistes....
Bien entendu tout cela profite à une infime minorité de personnes. Une des plus médiatisées est George Soros. Qui ont donc le pouvoir d’intervenir sur les marchés financiers et d’imposer des tendances. George Soros est ainsi réputé avoir attaqué la Grèce, dans d’une action essentiellement spéculative. Il est clair que le rouble a été attaqué avec d’autres desseins.
Un autre élément à prendre en compte, qui n’est jamais considéré par les « experts » économiques officiels, est le fait que l’économie financière est déconnectée de l’économie réelle.
C’est ainsi que les mesures financières telles que les QE au Japon inclus dans des interventions essentiellement financières plus larges, les Abenonics, pratiquées par le gouvernement Abe, ne sortent pas le Japon de la déflation dans laquelle il s’enfonce depuis presque 20 ans.
Tout cela pour dire que des attaques purement financières, contre le rouble par exemple, ne créent pas automatiquement des dommages économiques profonds.
C’est évidemment moins vrai pour des sanctions qui bloquent les échanges commerciaux, Iran, Cuba, ... Là c’est un lourd handicap, mais il faut aussi remarquer que cela n’a pas empêché l’Iran de se développer.
Le monde actuel est donc dominé par un système financier qui s’organise, dans des institutions, organismes,. pour accumuler le capital au profit d’une minorité.
Et le gros problème de l’humanité est que ce système est devenu incontrôlable.
A mon humble avis, le problème de la baisse du baril de pétrole est le véritable indicateur de l’état de l’économie mondiale.
C’est pourquoi un prix du baril bas qui devrait à priori faire rebondir l’économie mondiale, celles des pays industrialisés, n’aura pas cet effet.
Ainsi en quelques années on sera passer du : un baril à 150 dollars c’est terrible pour l’économie mondiale, à un baril à 60 dollars c’est encore pire....