Le Conseil d’Etat avait le choix entre
mortifier certains musulmans et hérisser bien davantage de mécréants qui,
depuis des années déjà, disent leur malaise face aux transformations d’un pays
où ils se sentent de moins en moins chez eux. L’instance a choisi de
ménager les premiers.
Quelles en seront les conséquences ? L’avenir proche
nous le dira. Dans l’immédiat on se contentera de mettre en parallèle la
provocation des burkinées, avec la discrétion dont la communauté musulmane a
fait preuve lorsqu’il s’est agi d’honorer la mémoire des victimes de leurs
coreligionnaires.
Parce que le coup du « Ce ne sont pas des musulmans »,
ça commence à bien faire ! Si tel était le cas, il y a longtemps qu’une ou
plusieurs fatwas auraient été émises contre les djihadistes coupables d’attentats
et d’atrocités. On l’attend toujours.