@philippe baron-abrioux
En fait, je
ne voterai pas. Ancien électeur de gauche (devenu gaulliste de gauche avec l’âge)
dégouté par la gauche caviar socialiste tendance Guy Mollet, je n’ai pas le
courage de mettre un bulletin « droite dure » dans l’urne.
Politiquement, je suis orphelin.
J’assiste au
long déclin de mon pays, depuis maintenant des décennies, et cela me mine
pensant à mes enfants et petits enfants. L’un de mes enfants, ingénieur, a déjà
quitté la France, pourtant le plus beau pays du monde. Perte sèche pour le pays
qui l’a éduqué et formé.
Désespéré, j’en
suis à croire que seul un électrochoc peut inverser la tendance. Et que cela
fera des dégâts inévitables, avec des gagnants (le pays) et des perdants. Un
peu comme ce Pasteur allemand de Berlin, ami de ma grand-mère estonienne, qui s’excusait
du repas frugal qu’il lui offrait en
1931, disant : « on attend un homme qui va redresser la situation ». Le
désespoir n’est pas sans risque.