@Clocel
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de Wikipédia :
« Outre la suppression des nuances, la novlangue est
une incarnation de la double-pensée.
La double signification des mots possède le mérite (pour ses
créateurs) de dispenser de toute pensée spéculative, et donc de tout germe de
contestation future. Puisque les mots changent de sens selon qu’on désigne un
ami du parti ou un ennemi de celui-ci, il devient évidemment impossible de
critiquer un ami du parti, mais aussi de louer un de ses ennemis.
Prenons pour exemple le mot « noirblanc ». Quand il qualifie
un ennemi, il exprime son esprit de contradiction avec les faits, de dire que
le noir est blanc. Mais lorsqu’il qualifie un membre du Parti, il exprime la
soumission loyale au Parti, l’aptitude à croire que le noir est blanc, et plus
encore, d’être « conscient » que le noir est blanc, et d’oublier que cela n’a
jamais été le cas (grâce au principe de « doublepensée »).
Une autre idée de la novlangue est d’associer deux termes
différents en un seul mot afin que la pensée de l’un soit irrémédiablement
associée à la pensée de l’autre : « crimesex »… »