Je ne sais comment
on peut déterminer ( l’Institut Pasteur, Raoult ou quelqu’un d’autre ) un taux de
mortalité alors que l’on ne connaît pas le nombre de personnes
infectées : c’est un de ces nombreux mystères
qu’entretiennent toutes ces gloses sur la pandémie avec entre
autres affirmations, je cite en vrac la Chine qui aurait largement
sous-estimé le nombre des victimes chez elle, ce qui laisse supposer
que les deux hôpitaux en dur construits à Wuhan en un temps record
( il vaut mieux ne pas comparer avec le temps mis pour installer un
hôpital de campagne militaire à Mulhouse ) l’ont été en pure
perte et n’ont en tout cas eu aucun effet sur le traitement du
Coronavirus.
Si l’on pouvait
être déjà sûr des chiffres avancés en France, cela nous
donnerait peut-être une légitimité pour mettre en doute les
chiffres venus d’ailleurs.
En France, sur 122.000
personnes contaminées, 22.000 décès me semblent un taux largement
supérieur à 0,5 %, si on le rapporte à la population totale de la France, c’est une autre paire de manches mais cela ne me semble pas des plus rigoureux.
Il y a évidemment aussi tous les contaminés non recensés mais comme, par définition, on ne
les connaît pas, il est difficile de faire autre chose qu’une
évaluation à la grosse louche.
Le seul critère qui
ne mente pas, c’est la surmortalité comparée avec la période
correspondante de l’année précédente et là nous sommes à une
hausse de 25 %.
C’est beaucoup
pour une grippette comme le professeur Raoult qualifiait cette
épidémie, lequel a droit comme n’importe quel de ses confrères
aux erreurs de diagnostic.