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Analis 26 avril 2022 12:05

@Bernard Grua

Il y a beaucoup de pays qui vivent avec des populations non homogène. Le nettoyage ethnique n’est pas la solution. L’Ukraine a peut-être été tiraillé par sa volonté de vouloir conserver des liens avec la Russie. Mais, maintenant, c’est terminé. Les horreurs commises depuis le 24 février 2022, font que l’ensemble de la population considère la Russie comme un ennemi. C’est Moscou qui a imposé cet état de fait

Plein de pays sont mélangés, mais le problème est qu’en Ukraine on a une opposition entre un Est russe, partisan d’une Ukraine unifiée mais russophile, et un Ouest bandériste, adepte d’un nationalisme nombriliste, raciste et extrêmement intolérant, soit-disant tourné vers l’Ouest mais en fait animé d’une haine anti-russe (et aussi anti-polonaise, anti-juive, anti-tatare etc...). La situation est plutôt comparable à celle de la Yougoslavie, où un nationalisme oustachi, soit-disant pro-occidental, a été laissé en roue libre, menant à la situation que l’on sait. Mais maintenant, il semble que plein de gens comme vous soient bien décidés à ne surtout pas retenir les leçons de l’Histoire, fût-elle récente.

J’étais présent sur le Maïdan. Ce n’est pas la peine que vous tentiez de « m’expliquer » ce qu’il en était. Et, de toute façon, oui le gouvernement pro-russe a été flanqué dehors. Plus exactement, après le massacre de la rue de l’Institut (20 février) l’armée ukrainienne a refusé d’attaquer la population et les Berkuts étaient épuisés par leur assaut sur le Maidan. En conséquence dans la nuit du 21 au 22 février 2014, Ianoukovitch et sa clique ont pris la fuite. Quoi qu’il en soit, c’est fait. C’est ainsi et vos regrets ne changeront rien.

......

En réalité, seul un tiers est tombé aux mains des « séparatistes », des collabos (il y en a dans tous les pays) organisés et armés par la Russie par l’intermédiaire de mercenaires tels Igor Girkin, alias « Strelkov ». Les deux grandes batailles du Donbass, à savoir Ilovaisk et Debaltseve, ayant permis l’établissement des « républiques auto-proclamées » (1/3 du Donbass ukrainien rappelons-le) ont été menées directement. par l’armée russe.

C’est la Russie qui a tué les accords de Minsk le 24 février 2022


Que d’inexactitudes et d’omissions dans ce ressassé de toute la propagande occidentale, destinée à laver plus blanc que blanc la politique agressive qui a mené au désastre que l’on sait, désastre sans doute recherché d’ailleurs. Mais non, la situation n’est pas celle d’une Russie qui aurait agressé sans provocation l’Ukraine depuis une révolution légale et pacifique de 2014. En fait, on a eu un coup d’État qui a amené des extrémistes anti-russes décidés à permettre à leurs alliés de pouvoir menacer la Russie à loisir. Le « massacre du Maïdan » a été le fait non pas de berkouts, mais d’élements extrémistes infiltrés parmi les manifestants. Que cela soit oublié ici n’est pas trop étonnant quand on voit que vous reprenez encore la fadaise mille fois réfutée du "Bachar (sic) qui est responsable de la mort de 500 000 compatriotes", alors que les 500 000 morts en question sont le fait des agressuers de la Syrie, déjà à l’aide de quantité de faux drapeaux, notamment chimiques (Ghouta 2013, Charm el-Cheikh 2017, Douma 2018), mais déjà avant (Kosseir, Houla, Homs etc... etc..., tous massacres qui étaient le fait des rebelles). Une partie de l’Ukraine, l’Est et le Sud en fait (et dans une certaine mesure des régions rurales du centre), bien qu’ayant en général soutenu les protestations, a en effet refusé ce nouvel ordre factieux, qui amenait le déferlement des racistes pro-nazis bandéristes de l’Ouest, et se sont révoltés et ont été écrasés pour ça. Non, les pas encore séparatistes de l’Est n’avaient rien de collabos, ils ont été au contraire lâchés par Poutine, qui a laissé les forces ukrainiennes guidées par les bandéristes prendre Slaviansk, Kramatorsk et Marioupol en profitant d’accords de cessez-le-feu toujours violés par elles. La même tactique que celle que leurs sponsors occidentaux avaient appliquée en Syrie et en Libye, tiens... Après quoi, les bandéristes ont pu tranquillement nettoyer toute opposition, jetant en camp ou faisant périr par incendie les opposants au nouvel ordre imposé par ceux-là même qui avaient violé la constitution ukrainienne, mais exigeaient désormais qu’on obéisse à la loi, leur loi en fait. Et ont mis donc tous ces opposants en prison, quand ils n’ont pas fui vers la Russie ou les enclaves de l’Est, puis soumis à la terreur. Il y a pluie de récits sur le soulagement que représente le fait d’être libéré de l’oppression exercée par les banderas et leurs complices, eux-mêmes qui avaient souvent voté pour l’indépendance en 1991. Qoui qu’on pense de l’annexion de la Crimée et de son improvisation, il faut bien reconnaître qu’elle a empêché à cette région de connaître le même sort.

Pas étonnant que face à ces menteurs multirécidivistes, criminels de masse, sponsors de bandits et de terroristes massacreurs de civils, Poutine ait décidé d’aller de passer à l’action sans plus les écouter. Il est même étonnant qu’il ait attendu si longtemps pour arrêter d’écouter leurs boniments. Il n’a ni violé ni rejeté les accords de Minsk, pour la simple raison que ceux-ci n’avaient jamais été appliqués, leurs « soutiens » allemands et français ne faisant que parler pour la galerie afin de gagner du temps et de faire paraître les russes comme responsables de la situation, quand le blocage était à Kiev. Ce qui est certain maintenant, c’est que les habitants de l’Est ne veulent plus de l’État ukrainien. Il est inutile de faire semblant de faussement se désoler que le grand-russe n’est plus à l’ordre du jour en Ukraine, alors que cela fait plusieurs années que ses locuteurs étaient réprimés. Maintenant, on entend plein de donbassiens se plaindre de ce qu’ils n’avaient pas voté en 1991 pour ça, et si encore il y a 8 ans, on aurait pu parvenir à un arrangement, maintenant c’est terminé. On aura peut-être bien à l’avenir une Ukraine sans russe (comme doivent en rêver tant de thuriféraires du modèle français), mais ce sera une Ukraine réduite, amputée d’une grande partie de son territoire.

@Et hop !

  • En 1990, des accords avaient été pris entre la Russie, l’Allemagne et les USA pour mettre fin à la guerre froide et permettre la réunification de l’Allemagne à condition que la frontière entre les deux blocs ratifiée entre les Alliés à la fin de la WW2 soit conservée et que l’OTAN qui aurait due être dissoute reste en dehors.

Faux, ces accords n’existent pas. C’est une invention de Vladimir Putin. De plus, en 1990, l’URSS existait encore. Elle n’a disparu qu’en 1991. A cette date, elle était exsangue et vivait de la charité occidentale. Elle n’était en mesure de n’exiger aucun accord.

Faux, leur inexistence est une fausse nouvelle que n’ont cessé de répéter les propagandistes de l’Occident. Plusieurs intervenants de l’époque comme James Baker et Roland Dumas ayant craché le morceau, la vérité est bien établie à ce sujet, alors il est grand temps de ne plus répéter ce boniment. Le fait qu’ils aient été purement oraux ne change rien à leur existence, et si certains ont cru qu’ils pouvaient en prendre prétexte pour s’en passer, eh bien c’est eux qui portent la responsabilité de ce qui se passe maintenant (et sinon, c’est Poutine ; est-ce un très mauvais jeu de mot, ou très bêtement du franglais stupide et/ou paresseux ?).

Je me souviens de ce que disait Richard Nixon sur ses dernières années, en s’en prenant à Clinton et son équipe : un jour, on se demandera qui a perdu la Russie. « Dick le truqueur » était quelqu’un de perspicace finalement.



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