L’analyse est juste (du moins, je la partage), mais la chute
est décevante, et cela pour deux raisons :
- Pourquoi reprocher aux autres ce qui vous parait
souhaitable si le pouvoir est aux mains de vos amis qui ne sont pas forcément
ceux de tout le monde, quand vous écrivez : « Il nous aurait paru prudent que l’Etat conserve, dans cette
perspective, la main sur une partie des médias audio-visuels. Les patrons
des chaines et des radios ne faisant alors ce jour-là … que continuer à être
aux ordres. »
- Encore plus
important, « si l’on envisage qu’un jour, le chef d’Etat en sera un à nouveau,
si l’on imagine que les parlementaires représenteront un peuple qui aura
recouvré le droit de décider de ce qui est bon pour lui, » (sic), alors
cela signifiera que le rapport de forces aura radicalement changé, que les
conceptions économiques de la clique de Friedman se seront écroulées au bout de leurs
contradictions et on peut penser que le balancier reviendra. Alors, la notion
de « service public » devrait retrouver son sens… si l’histoire a un
sens, ce dont je doute parfois.