@LeMerou
Je ne suis pas spécialiste de la question mais Alinea qui a vu les choses de près est catégorique : cette préparation de la « bête » est un mythe.
C’est bien l’animal « entier » que le torero affronte.
A ses risques et périls et c’est cela que le public aime.
Moi aussi j’ai le sentiment qu’on est là dans quelque chose qui n’est pas sans lien avec les rites iniatiques (que j’entends ici comme rites de passage).
D’abord parce qu’il s’agit d’un rite, le sacré est présent et le torero risque réellement sa vie. Surtout il y a cette forme de similitude et d’indifférenciation initiale entre les combattants, entre l’homme et l’animal. Nous avons une sorte de minotaure dans l’arène et la question est alors de savoir ce qui va gagner : la part animal ou la part humaine.
Une rite de passage, c’est cela : c’est quand de la confrontation au caractère « sauvage » de l’entour sacré, un individu émerge qui rejoint la communauté des hommes.