De toute manière, la fin de la guerre
arrivera un jour, et ce qu’il en sortira sera moche, moche pour Kiev et pour
Moscou, et moche aussi pour l’UE.
Moche pour Kiev car la Crimée ne redeviendra
pas ukrainienne, et l’Est russophone de l’Ukraine se détachera du pays pour
devenir une entité indépendante proche de Moscou. C’est du moins ainsi que je
vois l’avenir.
Moche pour Moscou qui aura perdu son
lien avec l’Europe, vital au plan culturel, lien qui fut à l’origine de Saint-Petersbourg et de bien d’autres
choses en Russie. La Russie va s’asiatiser.
Et finalement moche pour l’UE qui
restera cette petite Europe accrochée à l’Ouest du continent, séparée du Grand Est, et soumise aux
dictats des Anglo-Saxons.
Si Hollande, Merkel et Macron avaient
eu le courage d’imposer aux Ukrainiens les Accords de Minsk, de désobéir aux
USA, on n’en serait pas là. Kissinger
avait raison : l’Europe n’existe pas.
Triste bilan.