@Eric F
Merci pour cette mise en contexte très éclairante.
Oui, l’intelligence c’est avant tout de la capacité d’adaptation, donc de la régulation et nos voitures ont de plus en plus de régulation automatique de certains paramètres.
Mais comme Ouam l’évoquait plus haut je crois, la même chose se fait dans les avions (qui ont depuis longtemps des pilotes automatiques) avec l’idée que le pilote humain garde toujours la haute-main sur ce qui se passe et pourrait la reprendre en direct à tout moment. Le problème n’est pas technique. Il est simplement que les passagers ne sont pas prêts à faire confiance dans un automatisme qui était prêt à la fin du millénaire précédent. Il faut pas beaucoup d’intelligence pour conduire un avion. Il faut juste du contrôle.
C’est ce qui fait la différence entre l’IA et les robots. Ceux-ci peuvent se débrouiller avec peu d’intelligence. Les cafards se débrouillent très bien dans le monde (chez moi, ils volent même) et ils le font sans un gros cerveau. D’ailleurs, ils n’en ont pas.
Bref, le point de bascule, c’est quand l’IA prend un total contrôle, comme à Singapour on dirait, si j’ai bien compris. Je ne le savais pas. Je trouve ça remarquable. Peut-être que l’environnement est assez « régulier » dans cette ville pour que le risque de mauvaises décisions soit minimal.
Une fois que les autos auront été testées suffisamment pour qu’on ait des données convaincantes démontrant la supériorité de la conduite avec IA sous le rapport de l’accidentologie, je pense que le mouvement sera irrésistible. Il n’y aura même pas de vote. La société sera sous hypnose et ne verra pas que son libre-arbitre se trouvera sérieusement entamé car elle verra ça comme un progrès.
Vous me direz que si ça fait passer la mortalité de 3000 à 30, ça vaudrait le coup de sacrifier un peu de notre liberté de choix et d’exposer notre famille aux décisions d’une IA. Je me pose la question mais honnêtement, je ne sais pas encore répondre.