La morale du ressentiment est
l’attitude victimaire qui découle d’une défaillance de la faculté
d’oubli. La difficulté de digestion) se manifeste d’une manière
obsessionnelle.
Nietzsche a écrit : « La mauvaise
conscience est une digestion qui n’en finit pas. »
Or, l’oubli est nécessaire pour que
les dommages passés ne continuent pas à empoisonner le présent et
à contaminer le futur. « Nous sommes tellement tributaires d’une
culture de la commémoration, du “devoir de mémoire”, de la
croyance en la vertu curative du ressouvenir, que l’amnésie
volontaire nous semble nécessairement un trait de faiblesse »,
écrit Balthasar Thomass dans "S’affirmer
avec Nietzsche".
Pour l’auteur de l’article, l’apothéose
de la commémoration devrait avoir lieu ces jours-ci, au Panthéon.