@Legestr glaz
Mais attention : c’est lorsque le sentiment national est bafoué que la voie s’ouvre aux excès nationalistes et à toutes les formes d’extrémisme ! Que voulait-il dire ? Le traité de Maastricht reposait entièrement sur une logique de transfert massif des pouvoirs politiques nationaux vers l’Union européenne : politiques monétaires, sécuritaires, d’immigration, sociales et économiques, environnementales, etc. Il consistait ainsi en une dépossession progressive des autorités politiques nationales au profit d’organismes supranationaux tels que la Commission, le Parlement européen, et surtout la Cour de justice de l’Union européenne, juridiction suprême qui a la prérogative de délimiter le partage entre le domaine de compétence national et européen, et qui arbitre généralement en faveur de la deuxième. L’inquiétude de Philippe Séguin portait avant tout sur le danger démocratique de ce processus. La démocratie est définie comme le pouvoir du peuple. Or, s’il existe une civilisation européenne riche de sa diversité, il est impossible de parler aujourd’hui de « peuple européen » ou de « nation européenne ».