Psychologiquement on a tendance à retenir la première info, calomnie ou déformation peu importe, biais de persistance de croyance. Notre mémoire ne stocke pas seulement l’info brute, mais aussi la narration ou l’image mentale qui l’accompagne.
Ce biais s’appuie sur le fait que la première info sert de cadre mental : elle devient une référence, et la correction a du mal à « déloger » cette empreinte.
Et psychologiquement, on n’aime pas admettre qu’on s’est trompé : cela coûte de l’énergie cognitive. C’est pour cela que les fausses nouvelles (« fake news ») ou rumeurs sont si puissantes : la première impression domine.