Merci, cher Giuseppe, pour ce très bel article. Ce qui en effet distingue l’horreur nazie des autres c’est sa dimension administrative, également le fait qu’elle soit non dite. Pensée, elle fut non exprimée ou plutôt ramassée dans une terminologie volontairement trouble : « la solution finale ». Solution à quoi, évidemment il ne fallait surtout pas le dire textuellement mais le faire, et si possible en découpant au maximum le processus de cette « solution » en autant de micro tâches afin de diluer autant que possible la responsabilité individuelle conscientisée. C’est la logique des temps modernes de Chaplin poussée à l’extrême et appliquée à un processus génocidaire.