@Mervis Nocteau
De fait, la position apologétique est très difficile à tenir. Le prosélyte a toujours en tête la déclaration de l’épître de Jacques : « Mes frères, ne soyez pas nombreux à devenir des maîtres : comme vous le savez, nous qui enseignons, nous serons jugés plus sévèrement » (Jc 3, 1). Mais vous vous êtes vous-même engagé dans une voie périlleuse : celle du discours, de la parole, à une époque de pure réactivité régressive et émotionnelle. Il est inévitable qu’un discours structuré anti-chrétien, non déterminé par le paradigme technicien qui plus est (ce qui est rare), ne suscite une réaction quasi viscérale chez ceux qui se sont précisément voués à tenter de rester fidèles à un discours, à une Parole (moins exclusivement chrétienne que vous ne le subodorez du reste). C’est comme un jeu de miroirs : l’interlocuteur est finalement toujours déterminé, engendré, par le discours auquel il réagit...