@Mervis Nocteau
Mais votre fiction, pour brillante qu’elle soit philologiquement, illustre précisément les limites du paganisme : c’est un panthéon complexe, foisonnant et froid, en comparaison de la chaleureuse simplicité du christianisme. C’est exactement ce que dit Veyne, qui n’était pas un enfant de cœur. Le paganisme a été vivant, oui, lorsqu’on lit le Rig-Véda par exemple on se figure cette synthèse vivante de rites et de croyances qui était pourvue d’une vraie grandeur, d’une vraie noblesse. Mais était-ce encore le cas au siècle de César et de Cicéron ? Le néoplatonisme et les mystères n’ont plus cette authenticité des origines, cela me semble toujours un peu « forcé ».
Pour Paul vous n’avez pas tort. J’ai trop critiqué le révisionnisme anti-paulinien qui sévit parfois ici pour prétendre à mon tour effacer son importance d’un trait de plume...
Puisse votre quête de l’authenticité aboutir... « Ô Indra et Agni, que vous soyez dans le monde inférieur, intermédiaire ou supérieur, venez ici, généreux, et buvez du soma qui a été préparé ! »