@Enki
Bonjour,
Là où vous voyez des contradictions, il n’y a que des niveaux d’analyse complémentaires.
La contradiction n’existe que si l’on veut réduire le débat à une cause ou une conclusion uniques. Mon approche est globale. Entre autres, j’indique que, oui, les hommes sont plus violents et que la biologie y est pour quelque chose. Mais en second lieu, la culture renforce ou atténue ce caractère. Il n’y aurait donc rien d’inéluctable quant au patriarcat. Sur des points différents, ensuite, j’ouvre de nouvelles perspectives. Elles ne viennent pas en opposition, mais en complément. La question est complexe et entraîne des interactions entre différentes lectures si l’on veut rester objectif sans chercher à orienter les choses dans un sens plutôt qu’un autre.
Encore un exemple : un homme a biologiquement plus de force qu’une femme (en moyenne), mais cette capacité n’implique pas la violence. Un haltérophile ou un boxeur peuvent être pacifiques dans la vie de tous les jours, là où un gringalet pourra être très agressif. La contradiction n’est alors qu’apparente. La réalité résulte de nombreuses interactions entre la nature, la culture, l’éducation, le parcours individuel de chacun et bien d’autres facteurs.
D’où ma conclusion : ne pas souhaiter l’opposition, mais la complémentarité.
« Il faudrait éviter la caricature. La fille, elle est pas toujours gentille, et le garçon, il est pas toujours méchant. Le monde est fait d’innombrables nuances beaucoup plus subtiles. »
À trop vouloir réduire une problématique où à ne rechercher que des éléments allant dans le même sens, on finit par travestir la réalité.