Il y a comme souvent amalgame entre les « droits cotisés » et les « prestations non contributives » (assistanat).
Les droits cotisés, c’est simple : ça peut être effectué par l’état ou le privé, ainsi un journaliste télé a expliqué que lorsqu’il travaillait aux USA il payait 2000 dollars mensuels d’assurance santé privée.
Supposons que par décret, la sécu prenne le statut de mutuelle, d’un coup de crayon cela sort de la part de « budget d’état ». Ce qui coutera à l’état c’est notamment la prise en compte de déficits des régimes spéciaux, mais au moins ce sera clair.
L’état providence, c’est le « panem et circenses » romain, les prestations non contributives (dont ceux qui paient l’impot sur le revenu sont exclus). le RSA, la CMU (PUMA), les APL, le chèque rentrée, le chèque carburant, la prime de Noël, le repas à 1 euro étudiant, l’aide à la location d’une voiture électrique, etc.. Et pour les étrangers en situation irrégulière l’AME, le statut de demandeur d’asile, etc.
Aujourd’hui on ne cesse de faire haro contre les retraités ayant le plus cotisé (avec une grosse part de redistribution verticale), on augmente la part de « reste à charges » des cotisants (dont les assistés sont dispensés), mais les prestations non redistributives ne sont pas remises en question (pas plus que la suradministration mais c’est une autre histoire).
Le cri de ralliement de la droite libérale, c’est désormais « sus aux vioques ! »