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Aristide 19 septembre 11:27
Aristide

@Fergus

Pour une fois, je suis d’accord sur le principe avec Attal. 

Peu importe qui porte le discours sur le futur d’un fédéralisme européen, etc. … Quoique !!! Un illustre prédécesseur politique d’une autre envergure qu’Attal avait déjà porté un discours… réaliste sur cette utopie qui existait déjà… :

La retranscription du discours de De Gaulle concernant l’Europe :

Et je crois que cette solidarité doit être organisée. Il s’agit de savoir comment et sous quelle forme. Alors, il faut prendre les choses comme elles sont, car on ne fait pas de politique autrement que sur des réalités. Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri, en disant : l’Europe, l’Europe, l’Europe ! , mais ça n’aboutit à rien et ça ne signifie rien. Je répète, il faut prendre les choses comme elles sont. Comment sont-elles ? Vous avez un pays français, on ne peut pas le discuter, il y en a un. Vous avez un pays allemand, on ne peut pas le discuter, il y en a un. Vous avez un pays italien, vous avez un pays belge, un pays hollandais, vous avez un pays luxembourgeois, Et puis vous avez un peu plus loin un pays anglais, et vous avez un pays espagnol etc. Ce sont des pays, ils ont leurs histoires, ils ont leurs langues, ils ont leurs manières de vivre, et ils sont des Français, des Allemands, des Italiens, des Anglais, des Hollandais, des Belges, des Espagnols, des Luxembourgeois. Ce sont ces pays là qu’il faut mettre ensemble, et ce sont ces pays là qu’il faut habituer progressivement à vivre ensemble, et à agir ensemble. A cet égard, je suis le premier à reconnaître et à penser que le marché commun est essentiel. Car si on arrive à l’organiser, et par conséquent à établir une réelle solidarité économique entre ces pays européens, on aura fait beaucoup pour le rapprochement fondamental et pour leur vie commune. Alors il y a le domaine politique. Que peuvent-ils faire en commun politiquement ? Il y a deux choses à considérer quand on parle de politique, de tout temps, et notamment par les temps qui courent. Il y a à considérer la défense, dans le cas où on serait obligé de se défendre. Et puis il y a à considérer l’action, c’est-à-dire ce que l’on fait au dehors. Au point de vue de la défense, si cette Europe occidentale devait être attaquée, et par qui pourrait-elle l’être, jusqu’à présent ou plutôt jusqu’à ces derniers temps, on pouvait imaginer qu’elle risquait de l’être à partir de l’Est et ce n’est pas encore absolument impossible. Dans ce cas là, il y a une solidarité de défense entre les six. Et cette solidarité je le crois, peut et doit être organisée. Et puis il y a l’action. C’est-à-dire ce que cet ensemble devrait faire dans le monde. Alors à cet égard là, c’est beaucoup plus difficile. Car il faut bien convenir que les uns et les autres ne font pas tous la même chose et ne voient pas tous les choses de la même façon. Les Allemands, que voulez-vous, ils se voient comme ils sont, c’est-à-dire coupés en deux, et même en trois, si l’on tient compte du statut de Berlin, et ils se retrouvent avec une puissance économique renaissante et qui est déjà considérable. Forcément, ils ont des ambitions. Est-il nécessaire que les ambitions de l’Allemagne soient automatiquement les nôtres ? Les Anglais ont à faire un peu partout. Et on le voit bien, ils ont des embarras actuellement en Afrique, avec la Rhodésie. Ils en ont dans les pays arabes avec Aden. Ils en ont en Extrême-Orient, avec la Malaisie et ainsi de suite. Est-ce que ces ennuis, ces inconvénients doivent être nécessairement les nôtres en même temps ? Voyez-vous ce que je veux dire ? Il n’est pas si facile que ça d’ajuster les politiques. Alors, j’ai fait, peut-être vous en souvenez-vous, c’était en 1961, la première de toutes les propositions qui ont été faites aux européens pour commencer une coopération politique. Je leur ai proposé de réunir périodiquement ensemble les chefs d’Etat et de gouvernement et puis les différentes sortes de ministres, notamment les ministres des affaires étrangères, pour confronter la situation et vue de chacun et les accorder.




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