Bonsoir Fergus
Souvenirs...
J’ai connu Paris et sa banlieue est dans les années 50. La ligne de
Paris-Bastille à Boissy St .-Léger où circulait un
« tortillard » à vapeur que je prenais au Parc de
Saint-Maur en achetant un ticket en carton où il était inscrit
Paris-Bastille : 13 km. A la gare de Saint-Maur se trouvait l’inamovible marchande de billets de lotterie et un marchand de journaux. En arrivant à la Bastille, il y avait souvent sur
l’esplanade qui recouvrait l’entrée su canal Saint-Martin un
énergumène, un fier à bras qui soulevait des poids à grosses
boules ou faisait craques sur son torse des chaînes qui cédaient
après des contorsions. On lui jetait une pièce et on lui balançait
un « bien jeté Léon ! ».
Pas
loin de là, en amont, il y avait les halles aux vins de Bercy dont
les odeurs se faisaient sentir, par vent d’ouest jusqu’à 2 km. Bercy
avec ses rues de crus divers, rue du Médoc, rue du Beaujolais, etc.
Y transitaient des quantités astronomiques de vin, arrivés en
wagons -citernes et une foule de camions.
Sur
les quais, on trouvait des rémouleurs, des rétameurs, des cardeurs
de matelas, des rempailleurs de chaises, des coiffeurs de chiens, et
des chiffonniers et des ferrailleurs, bref, tou un petit monde
vivotant de divers métiers. Les voies sur berge ont remplacé cela.
J’ai
connu les Halles, le ventre de Paris grouillant de monde, avec ses
porteurs aux halles employés par la ville de Paris et quantité de
porte-faix loués pour une nuit de travail. Autour des halles une
ribambellel de restaurants dont le plus célèbre « Au pied de
cochon », fameux pour sa soupe aux oignons, où on pouvait
apercevoir, certains soirs, disait-on, Edith Piaf.
Souvenirs
qui remontent à la lecture de cet article...