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1. La démocratisation de la monnaie : les avantages
espérés
Ce modèle repose sur des arguments solides de
réappropriation du bien commun
Sortir du
chantage des marchés : En finançant directement les services publics, les infrastructures ou la
transition écologique à taux zéro par la banque centrale, l’État n’aurait plus
à se soucier du verdict des agences de notation ou des investisseurs privés.
Briser les
conflits d’intérêts : Des
citoyens tirés au sort, formés par des experts aux avis contradictoires (comme
pour les conventions citoyennes), n’auraient pas d’intérêts financiers
personnels, de plans de carrière dans le privé (pantouflage) ou d’agenda
électoral à court terme. Ils viseraient théoriquement l’intérêt général de long
terme.
2. Le défi de la complexité technique
La gestion de la masse monétaire exige une vigilance
chirurgicale au quotidien. Le collège citoyen ferait face à des arbitrages
extrêmement difficiles :
- Piloter les robinets du crédit : La quantité de monnaie en circulation doit
correspondre exactement aux besoins de l’économie. Si les citoyens injectent
trop d’argent, la monnaie s’effondre (inflation) ; s’ils n’en injectent pas
assez, l’économie se paralyse (récession, chômage).
L’apprentissage express : Pour prendre ces décisions, le collège devrait
arbitrer entre des théories économiques opposées. Comment s’assurer que les
experts mandatés pour former les citoyens n’exercent pas, eux aussi, une forme
d’influence invisible (un « pouvoir technocratique ») sur l’assemblée ?