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Rinbeau 23 septembre 14:50
Rinbeau

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1. La démocratisation de la monnaie : les avantages espérés

Ce modèle repose sur des arguments solides de réappropriation du bien commun

Sortir du chantage des marchés : En finançant directement les services publics, les infrastructures ou la transition écologique à taux zéro par la banque centrale, l’État n’aurait plus à se soucier du verdict des agences de notation ou des investisseurs privés. 

Briser les conflits d’intérêts : Des citoyens tirés au sort, formés par des experts aux avis contradictoires (comme pour les conventions citoyennes), n’auraient pas d’intérêts financiers personnels, de plans de carrière dans le privé (pantouflage) ou d’agenda électoral à court terme. Ils viseraient théoriquement l’intérêt général de long terme.

2. Le défi de la complexité technique

La gestion de la masse monétaire exige une vigilance chirurgicale au quotidien. Le collège citoyen ferait face à des arbitrages extrêmement difficiles :

  • Piloter les robinets du crédit : La quantité de monnaie en circulation doit correspondre exactement aux besoins de l’économie. Si les citoyens injectent trop d’argent, la monnaie s’effondre (inflation) ; s’ils n’en injectent pas assez, l’économie se paralyse (récession, chômage).
L’apprentissage express : Pour prendre ces décisions, le collège devrait arbitrer entre des théories économiques opposées. Comment s’assurer que les experts mandatés pour former les citoyens n’exercent pas, eux aussi, une forme d’influence invisible (un « pouvoir technocratique ») sur l’assemblée ?



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