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Vudenbas 26 septembre 09:47
Vudenbas

Un simple constat : un État n’a ni amis ni ennemis, seulement des intérêts. Et encore moins de morale.

L’Allemagne recule sur tout ce qui faisait sa force, c’est-à-dire le cœur historique de son industrie  : automobile, chimie, acier, machines-outils. L’énergie est trop chère et la concurrence chinoise écrase tout. L’armement ne remplacera pas l’automobile, mais il compense en partie, et c’est l’un des rares secteurs qui embauchent. Un obus de 155 mm Rheinmetall, c’est grosso modo entre 3 000 et 8 000 euros selon les contrats. Alors, action !

Le contexte s’y prête : deux conflits qui consomment énormément d’armement. Pourquoi s’en priver ?

Bien sûr, Berlin invoque la «  Staatsräson » pour Israël et la menace russe pour l’Ukraine. Ce ne sont pas de faux arguments. Mais la « Staatsräson » a bon dos quand elle fait tourner les usines, et l’embargo de 2025 qui n’a duré que trois mois en dit long sur l’ordre des priorités. Au fond, la «  Staatsräson » doit-elle être éternelle ? (C’est juste une question sans aucune arrière pensée qui peut prêter à débat) La responsabilité historique de l’Allemagne l’est, mais doit-elle forcément passer par des livraisons d’armes sans condition ?

Si on pousse le raisonnement jusqu’au bout, quel intérêt aurait l’Allemagne à pousser ces pays vers un règlement pacifique ?

Choisir entre une victime d’un obus à 3 000 euros dans un pays étranger et un chômeur de plus qui vote AfD ou Die Linke, je suis à peu près sûr que les gouvernants allemands ne se posent même pas la question.


Et l’humanitaire, on le laisse aux ONG et aux agences de communication. La morale est sauve.



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