Tout ce désordre est le coût de l’inégalité. Car vouloir prendre plus de gâteau que la moyenne et finir par en déposséder certains, ce n’est pas être très bien éduqué, même si les lois ont été conçues (démocratiquement ?, jamais) pour le permettre.
Donc on ne peut pas légaliser la violence des (grosses) inégalités en espérant la paix sociale de ceux qui seront lésés. Surtout quand ces inégalités conduisent à une absence totale de perspectives pour les jeunes (IA et chômage, crise climatique, dette à rembourser, salaires globalement insuffisants pour mener une vie normale, sans parler des conditions d’études pour ceux qui « profitent » de la destruction des services publics).
Si on est de droite, on peut dire que la France ne produit quasiment plus rien (les français sont des bons à rien !) et que la dette existe parce qu’on vit au-dessus de nos moyens, mais l’immense majorité des français n’a jamais eu son mot à dire sur les délocalisations, justement à cause de ces inégalités (de propriété). Rien ne sert de faire des économies quelque part, si on permet à tout le système productif de partir à l’étranger, pour toujours plus de profits.
Changer ce système ne pourra jamais se faire paisiblement car il est extrêmement violent. Mais la violence n’aboutit quasiment jamais à un changement de système, juste à un changement de têtes. Ainsi va le monde.