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Octave C Lebel 10 octobre 14:10
Octave C Lebel

Education : La constante qui relie Sarkozy, Hollande, Macron et l’extrême-droite

Pour mémoire Sarkozy avait comme numéro 2 à l’Education le fameux JM BLanquer qui deviendra ministre de l’EN pour Macron. Hollande a rétabli des postes et la formation des enseignants avant que tout cela ne lui explose à la figure sans ambition au-delà. Son premier ministre de l’Education Nationale Vincent Peillon, professeur de philosophie de formation, issu de l’enseignement public, un réformateur méthodique, ambitieux et pressé a démissionné au bout d’un an se voyant refuser les moyens et les réformes de structures qu’il voulait mettre en œuvre en s’appuyant sur des évaluations méthodiques du système rendues publiques . Najat Vallaud-Belkacen, épouse du dirigeant du PS Boris Vallaud lui a succédé en communiquant très agréablement sans jamais perdre le sourire. Jean-Michel Blanquer, servant de bouc émissaire a été adulé par les médias et une classe politique qui le conspuent maintenant. Il a planté une réforme du bac au-delà de l’imaginable (effet golden-boy de Sarkozy comme un Ciotti dans un autre genre, je casse pour déstabiliser) tout en introduisant avec Parcoursup un frein à l’accès aux études universitaires en autorisant un système de sélection non régulée pour lesquels il faut être initié pour connaître les critères. Avec un effet de cisaille quand en même temps les moyens nécessaires à l’enseignement supérieur ne sont pas abondés. Pour mémoire, c’est Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur de Sarkozy qui a inauguré l’appauvrissement de l’enseignement supérieur public. La constante qui relie Sarkozy, Hollande, Macron et l’extrême-droite, c’est la volonté de freiner l’accès à des études longues pour l’essentiel aux enfants de la classe populaire et moyenne et d’infléchir les contenus enseignés en diminuant pour le plus grand nombre les enseignements généraux indispensables pour être un citoyen éclairé avec aussi un effet prouvé sur l’évolution personnelle et professionnelle. Les enseignants le savent ainsi que tous les personnels d’encadrement et les élèves et leurs familles l’ont compris. Encore plus vivement les élèves qui ne demandent pas de condescendance mais du respect. Ces élèves réclament les droits qu’affiche notre démocratie .Pas des compensations. Ils sont le reflet de toute une société qui en a assez.

 



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