Education : La constante qui relie Sarkozy,
Hollande, Macron et l’extrême-droite
Pour mémoire Sarkozy avait comme numéro 2 à l’Education
le fameux JM BLanquer qui deviendra ministre de l’EN pour Macron. Hollande a rétabli des postes et la formation des enseignants avant que tout
cela ne lui explose à la figure sans ambition au-delà. Son premier ministre de
l’Education Nationale Vincent Peillon, professeur de philosophie de formation, issu
de l’enseignement public, un réformateur méthodique, ambitieux et pressé a démissionné au bout d’un an se voyant refuser les moyens
et les réformes de structures qu’il voulait mettre en œuvre en s’appuyant sur
des évaluations méthodiques du système rendues publiques . Najat Vallaud-Belkacen,
épouse du dirigeant du PS Boris Vallaud lui a succédé en communiquant très agréablement sans jamais
perdre le sourire. Jean-Michel Blanquer, servant de bouc émissaire a été adulé par les médias et une classe
politique qui le conspuent maintenant. Il a planté une réforme du bac au-delà
de l’imaginable (effet golden-boy de
Sarkozy comme un Ciotti dans un autre genre, je casse pour déstabiliser) tout
en introduisant avec Parcoursup un frein à l’accès aux études universitaires en
autorisant un système de sélection non
régulée pour lesquels il faut être initié pour connaître les critères. Avec un
effet de cisaille quand en même temps les moyens nécessaires à l’enseignement
supérieur ne sont pas abondés. Pour mémoire, c’est Pécresse, ministre de l’enseignement
supérieur de Sarkozy qui a inauguré l’appauvrissement de l’enseignement
supérieur public. La constante qui relie Sarkozy, Hollande, Macron et l’extrême-droite,
c’est la volonté de freiner l’accès à des études longues pour l’essentiel aux enfants
de la classe populaire et moyenne et d’infléchir les contenus enseignés en
diminuant pour le plus grand nombre les
enseignements généraux indispensables pour être un citoyen éclairé avec aussi un
effet prouvé sur l’évolution personnelle et professionnelle. Les enseignants le
savent ainsi que tous les personnels d’encadrement et les élèves et leurs
familles l’ont compris. Encore plus vivement les élèves qui ne demandent pas de
condescendance mais du respect. Ces élèves réclament les droits qu’affiche
notre démocratie .Pas des compensations. Ils sont le reflet de toute une
société qui en a assez.