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Accueil du site > Tribune Libre > 2018 et 2019. Années de tous les dangers pour la paix mondiale

2018 et 2019. Années de tous les dangers pour la paix mondiale

En 2011, Anatoly Serdioukov, le ministre russe de la Défense de l'époque, lança le programme d'armement 2011–2020.

L'information suscita peu d'intérêt en Occident, sans doute parce que le délai semblait lointain et que peu d'experts croyait que la Russie avait les moyens technologiques, logistiques et budgétaires pour moderniser son armée et la rendre capable de rivaliser avec les armées occidentales.

                  Manœuvres « Vostok 2018 »

 

L'objectif.

 

La guerre de Géorgie de 2008, gagnée par la Russie en cinq jours grâce à l'efficience de ses forces terrestres, avait révélé des faiblesses qui auraient été fatales face à une armée occidentale.

Il faut savoir que les Forces armées russes ont perdu plus d'avions et que plus de soldats sont morts en cinq jours qu'en trois ans d'intervention en Syrie. 1

Après les bombardements illégaux de l'OTAN sur la Serbie de 1999 qui laissèrent la Russie impuissante à venir en aide à son alliée et les cafouillages des guerres de Tchétchénie, la direction russe comprit qu'elle devait porter une attention particulière à ses forces conventionnelles. Se reposer sur la dissuasion nucléaire n'est pas suffisant pour se protéger d'ennemis aussi retors que les États-Unis et leurs satellites.

La guerre de Géorgie a été l'élément déclencheur de la décision de remise à niveau de l'Armée russe. L'objectif était de faire de la Russie une des trois premières puissances militaires du monde en 2020.

 

 

La situation actuelle.

 

Le programme de réarmement est en avance sur les prévisions et nous pouvons constater qu'il y a eu un saut qualitatif sans équivalent à l'Ouest. Les armes stratégiques de nouveau type sont nombreuses et certaines utilisent des principes physiques nouveaux suivant les déclarations de Vladimir Poutine devant les corps constitués de la Fédération de Russie le 1er mars dernier

La partie militaire de ce discours avait plutôt porté sur les armes stratégiques nouvelles tandis que les nouvelles armes conventionnelles étaient testées sur les champs de bataille de Syrie 2 et d'Ukraine.

                   Ogive du missile "Sarmat."

Les manœuvres « Vostok 2018 » en Sibérie qui ont rassemblé 300.000 soldats, 36.000 véhicules blindés et autres, 80 bâtiments de guerre, plus de 1.000 avions, hélicoptères et drones viennent de se terminer avec succès. 3

Ces vastes manœuvres, d'ailleurs analysées avec un ton léger en Occident, avait deux buts. 4

 

  • Préparer l'Armée russe à des opérations de grande ampleur sur son territoire ou dans son étranger proche

  • Démontrer à certains de ses proches voisins et aux Occidentaux que la Russie a les moyens de défendre ses intérêts et sa sécurité.

 

Je ne suis pas sûr que ce dernier message ait bien été entendu.

 

 

Bluff ou pas bluff ?

 

L'inventaire des nouvelles armes russes dressé par le président Poutine lors de son discours du 1er mars dernier a laissé pas mal d'experts militaires perplexes.

Leurs avis étaient partagés entre l'étonnement et la mise en doute des paroles du président russe.

Les élites occidentales en étaient pour la plupart restées aux clichés bien imprimés dans leur esprit d'une armée russe déclinante dans un pays qui d'une manière ou d'une autre finira par rendre gorge. 5

 

L'existence de ce nouvel arsenal stratégique ne fait aucun doute mais est-il réellement opérationnel à 100 % ?

Est-il produit en quantité suffisante pour détenir une supériorité sur l'armée étasunienne ?

La partie militaire du discours était clairement un avertissement destiné aux Occidentaux mais il est possible que Vladimir Poutine ait amplifié la force réelle de l'armée russe pour dissuader les États-Unis d'intervenir directement en Syrie ou ailleurs où des intérêts vitaux de la Russie sont en jeu.

En tout cas, beaucoup d'experts militaires le considèrent ainsi.

En ce qui me concerne, je n'ai aucune certitude (et même pas une opinion personnelle) quant au niveau réel des actuelles armées russe et étasunienne.

Ce que je sais par contre, c'est que Vladimir Poutine ne bluffe généralement pas mais ici, la crise est suffisamment grave pour qu'il puisse faire une exception pour faire douter ses adversaires.

 

 

2018-2019.

 

La tentation est grande pour les États-Unis de se confronter militairement à la Russie dans le cadre d'un conflit régional comme la Syrie ou l'Ukraine par exemple.

La grande majorité sinon presque la totalité des hommes politiques étasuniens sont persuadés de la supériorité militaire, économique et morale de leur pays.

Même le président Obama, pourtant censé être bien informé par ses conseillers, traita la Russie de puissance régionale en 2014. 6

Samantha Power, l'ancienne ambassadrice étasunienne auprès de l'ONU, prétendit que comme la Russie a perdu la guerre froide, elle ne doit plus avoir le droit de défendre ses intérêts. 7

                  L'ex-ambassadeur russe à l'ONU, Vitaly Churkin, et Samantha Power.

Les déclarations méprisant la Russie sont nombreuses et dénotent bien ce concept d'exceptionnalisme qui règne parmi les élites aux États-Unis.

Les militaires, plus réalistes, savent qu'ils ne doivent pas sous-estimer l'adversaire mais ils peuvent penser qu'ils gardent encore un grand avantage tout en sachant qu'il se réduira inéluctablement dans le futur.

Ils pourraient croire qu'ils ont une dernière fenêtre de tir qui leur permettrait de sortir vainqueur d'une courte confrontation conventionnelles contre la Russie.

De leur coté, les stratèges russes ont bien assimilé le traité de stratégie militaire « De la Guerre » de Carl von Clausewitz et adaptent bien la citation suivante : «  Quand la supériorité absolue n'est pas possible, vous devez rassembler vos ressources pour obtenir la supériorité relative au point décisif.  »

Cela pourrait compenser l'infériorité quantitative de l'arsenal russe en armes de dernière génération.

Une partie non négligeable du haut commandement russe pense que le moment est venu pour une confrontation militaire avec les États-Unis et ils pensent que le président Poutine est trop prudent et que son attentisme est une faiblesse. Pour eux, les opérations de Géorgie et de Crimée ont été des succès parce que les Russes avaient pris l'initiative.

Pour la première fois de leur histoire, l'industrie de l'armement des États-Unis est vulnérable et il n'est pas garanti qu'elle sorte indemne d'une confrontation avec la Russie comme lors des deux guerres mondiales. De plus, avec les nouveaux vecteurs russes, le territoire des États-Unis n'est pas sanctuarisé.

Toute la question est de savoir si un conflit régional avec la Russie est possible, s'il peut être circonscrit à un théâtre d'opération restreint et être limité dans le temps

L'histoire nous a appris que ce genre de calcul s'avère souvent faux comme pour les deux guerres mondiales par exemple.

 

 

2020 et après.

 

Le programme de modernisation de l'Armée russe de Anatoly Serdioukov est sur le point d'être terminé. Il reste à achever le rééquipement de l'armée russe à 70 % de matériel nouveau comme programmé mais il semble que la Russie est en avance et que ce sera vite réalisé.

Certains programmes marquent le pas comme le SU-57 (qui ne faisait pas partie du programme de Anatoly Serdioukov). C'est un programme coûteux qui n'est peut-être pas utile si les avions de génération 4++ arrivent à rivaliser avec les avions étasuniens de génération 5 comme la plupart des experts le croient. La furtivité n'est plus une option importante depuis que les nouveaux systèmes de détection radar ont fait un bon en avant et ont quasi annihilé cet avantage.

De plus, depuis que l'Inde a opté pour le Rafale français, elle est moins intéressée à développer cet avion avec la Russie comme initialement prévu.

Ce programme pourrait bien rester en « standby ». L'expérience acquise ne sera pas perdue, le programme d'armement nouveau 2018-2025 (qui ne sera pas une modernisation d'armes anciennes comme le programme 2011-2020) fera appel à de nouveaux types d'armes qui utiliseront l'intelligence artificielle. Il ne s'agira pas d'armes télécommandées (comme les drones par exemple) mais d'armes autonomes qui, une fois lancées, prendront leurs décisions (tirer, brouiller, espionner) toutes seules sans intervention humaine.

A mon avis et même si c'est généralement démenti (et interdit par le traité de l'espace déjà mis à mal par le SPACE Act étasunien de 2015), on peut aussi s'attendre à une militarisation de l'espace sous une forme impossible à définir maintenant.

C'est une évolution assez effrayante qui attend l'humanité.

Voila pourquoi 2018 et 2019 seront sans doute les dernières années de vulnérabilité de la Russie et qu'il n'est pas impossible que des « Dr Strangelove » du Pentagone convainquent le chef de l'exécutif étasunien de se confronter militairement à la Fédération de Russie.

 

 

Conclusion.

 

La sécurité dans le monde voudrait que l'on tienne compte de la nouvelle puissance militaire russe et qu'on arrête d'essayer de la réduire à une réserve de matières premières dans laquelle les multinationales occidentales pourraient se servir à leur seul bénéfice.

Certains politiques européens ont déjà fait des déclarations pour établir un dialogue constructif avec Vladimir Poutine mais ils sont encore bien seuls pour le moment. La majorité des dirigeants européens sont dans une position suiviste des décisions politiques étasuniennes.

Beaucoup de déclarations inconsidérées ont été faites en Occident et cela rend le retour vers le réalisme difficile : après avoir introduit des sanctions pour l'adhésion de la Crimée à la Fédération de Russie, il est difficile de les retirer maintenant sans rien obtenir en échange et avoir définitivement perdu le marché russe des produits alimentaires par exemple ou d'admettre le maintien du président Assad comme autre exemple.

                  L'embargo russe sur les produits alimentaires touche aussi l'Ukraine.

Les sujets de désaccords restent nombreux mais il en va de notre intérêt et de notre sécurité d'avoir des accords réalistes avec la Russie sur les points les plus dangereux que sont la Syrie et l'Ukraine.

Une fuite en avant, que ce soit en Ukraine où on pourrait pousser à une reprise de la guerre civile ou en Syrie où la tentation d'intervention aérienne est grande, nous rapprocherait inéluctablement de cette troisième guerre mondiale qui devrait être redoutée de tous.

Vladimir Poutine ne s'humiliera jamais à céder devant la menace mais ce n'est pas un va-t-en guerre. Le compromis trouvé avec le président Erdogan pour sortir de l'impasse à Idlib est une démonstration de la volonté russe d'éviter les bains de sang inutiles.

Ce qui est inquiétant, c'est l'indifférence ou plutôt l'apathie des citoyens du monde occidental presque totalement conditionnés par les principaux médias aux mains d'oligarques qui ont des intérêts à préserver.

Cette conclusion ne sera sans doute qu'une goutte de bon sens dans l'océan de propagande belliciste actuelle mais comme dans le colibri de la légende amérindienne, il est une petite part du travail pour prévenir une catastrophe universelle et mettre fin à cet insupportable sentiment de supériorité morale de notre système libéral occidental.

 

 

1. Si on excepte les avions accidentellement perdus en Syrie.

 

2. https://fr.sputniknews.com/defense/201608201027367190-russie-armements-syrie/

 

3. 300.000 soldats, 36.000 véhicules blindés, 1.000 engins volants ! C'est exactement la force nécessaire pour atteindre le Dniepr et les rives de la mer Noire (Ukraine) en une semaine.

 

4. Des manœuvres de cette ampleur sont un événement majeur qui devrait être correctement analysé. A-t-on, peur en Europe de reconnaître son infériorité où a-t-on peur de d'effrayer les citoyens ?

 

5. Il s'agit dans ce cas de contraindre la Russie de rendre la Crimée et Sébastopol à l'Ukraine et de la forcer à renoncer à toute influence en Ukraine grâce à des pressions économiques, des pressions militaires, des pressions sur les oligarques etc.

 

6. Barack Obama révisa son jugement deux ans plus tard et admit que la Russie est une grande superpuissance.

Un article plein d'ironie à prendre au second degré.

http://www.pravdafrance.com/news/international/18-11-2016/1303836-INTERNATIONAL-0/

 

7. http://russiepolitics.blogspot.com/2014/11/qui-perdu-la-guerre-froide.html

 


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56 réactions à cet article    


  • Olivier Perriet Olivier Perriet 20 septembre 10:10

    Hypothèse assez peu vraisemblable d’un conflit militaire entre les USA de Trump et la Russie.

    Pourquoi chercher à grandir « votre pays » ( smiley ) en brandissant des menaces de guerre ouverte, qui sont quasi inexistantes en vrai ?

    L’apathie des occidentaux ?

    Mais comment voulez-vous qu’ils « bandent » en lisant de telles choses ? En vérité on s’en fout.

    C’est à se demander si ce n’est pas ça qui vous fait enrager ???


    • Pierre Pierre 20 septembre 11:49

      @Olivier Perriet
      Pour comprendre la situation actuelle et son danger, il faut avoir un minimum de connaissance historique et s’y référer.

      Pensez-vous que François-Joseph pensait déclencher une guerre mondiale en déclarant la guerre à la Serbie après l’attentat de Sarajevo ? Pourtant, il y avait des signes qui indiquaient la situation était explosive.
      La France voulait sa revanche de 1870. La Grande Bretagne voyait d’un mauvais œil la réussite économique allemande. La Russie avait une révolte à étouffer et il n’a fallu qu’une étincelle pour que l’Europe s’embrase.
      Lisez-vous la presse anglo-saxonne ? Un torrent de haine contre la Russie !
      Et la presse russe ? On se demande ce qu’attend Vladimir Poutine pour rentrer dedans !
      Les commentaires russes sont assez exemplatifs de l’évolution de de mentalités.
      Il y a quelques années, on lisait que la priorité est de ne pas avoir de guerre. 
      De nos jours, on peut lire des commentaires de ce genre : 
      « а десятке российских баз готовят армию Путина для завоевания Европы. А на 800 американских базах миролюбивые американцы надувают шарики для детей-инвалидов. »
      Traduction : « et une douzaine de bases russes préparent l’armée de Poutine à la conquête de l’Europe. Et sur 800 bases américaines, des Américains épris de paix gonflent des balles pour les enfants handicapés. »
      Je ne suis pas le seul, il y a beaucoup d’analystes qui font aussi un parallèle avec 1914.
      Donald Trump et Vladimir Poutine ne sont pas seuls aux manettes. Ils ont des militaires parmi leurs conseillers et les militaires russes par exemple demandent des représailles après la destruction de l’IL-20 et il faut que Vladimir Poutine calme le jeux.
      Faites comme vous voulez, suivez les moutons qui courent vers la falaise, c’est votre problème.

    • Matlemat Matlemat 20 septembre 17:07

      @Pierre
       Oui, il faut raisonner en terme de « grand jeu » qui n’est toujours pas terminé.


       Les Anglo-saxons ont entraînés la Russie dans la première guerre mondiale pour la détourner de l’Asie centrale, Ils ont armés et financés Hitler toujours pour occuper la Russie à l’ouest et en même temps détruire la puissance française.

       Aujourd’hui, ils mettent de l’huile sur le feu en Ukraine toujours pour essayer de détourner la Russie de l’Asie centrale, car depuis l’intervention US en Afghanistan, le but des Anglo-Saxons était toujours de mettre la main sur les richesses en hydrocarbures des régions du centre de l’Asie et c’est un échec pour eux.

    • Hijack Hijack 20 septembre 19:48

      @Pierre


      Exact. Poutine est le plus tendre de l’équipe gouvernementale russe ... plus patient surtout !
      Même le peuple russe votant pour lui en majorité ... le trouve trop sympa vis à vis de l’Occident qui le provoque.
      Donc, Poutine attend ... surtout attend de ne pas être responsable du chaos qui se prépare. Si attaque contre la Russie il y a, il répondra en conséquence et encore plus ... ainsi qu’il l’a maintes fois répété. De plus Vladimir P. ... doit remercier l’Occident otanisé d’avoir permis (par leurs différentes tentatives) l’alliance russo/chinoise ... bref, ne leur cherchons pas noises.

    • Olivier Perriet Olivier Perriet 21 septembre 09:43

      @Pierre


      Je suis d’accord avec vous, Poutine est (ou « a été ») parmi les modérés, même si on ne le voit pas comme ça ici. Il y en a des beaucoup plus belliqueux que lui. De même la presse anglo-saxone (ou certains médias français) est assez va-t-en-guerre.

      Mais du côté de chez nous, l’opinion n’est pas les médias. Je doute qu’une guerre contre la russie soit souhaitée, et aux USA aussi.

      Du côté russe, j’en sais rien, et d’ailleurs ce n’était pas l’objet de votre article. Mais enfin bon, j’ai des gros doutes aussi.

      Il y a la rhétorique et la réalité, les deux ne sont pas toujours identiques, même si on peut se faire entraîner par les mots.

      On est, la Russie comme nous, des sociétés vieillissantes, où des sexagénaires parlent de guerre mais ne le feront jamais eux-mêmes.
      Que penseraient des historiens de la vie quotidienne dans la France des années 2000 à lire uniquement Eric Zemmour ?

      Pour le parallèle avec 1914, je ne pense pas qui quiconque ait prévu à l’époque la guerre à partir de l’assassinat de Sarajevo.

      Il y avait aussi une incompatibilité fondamentale entre la logique impériale Austro-Hongroise, et la logique du nationalisme, chose qu’on retrouve actuellement (sur un autre plan) entre l’Inde et le Pakistan, mais pas vraiment entre la Russie et « nous ».

      En résumé votre commentaire donnerait plus d’arguments que votre article.

    • Pierre Pierre 21 septembre 23:15

      @Olivier Perriet
      Merci pour votre commentaire bien plus courtois que le précédent.

      Nous sommes absolument d’accords, l’immense majorité des peuples ne veut pas la guerre mais elle ne peut pas l’empêcher.  .
      Méfiez-vous des informations erronées qu’on trouve dans les médias mainstream sur la Russie. 
      La Russie de Poutine mène une politique nataliste aux antipodes de la nôtre qui doit compenser la dénatalité par de l’immigration. 
      Je n’ai pas le temps de traduire des articles russes sur ce sujet mais je vous laisse un lien vers un article lsur Boulevard Voltaire. (lien)  
      Je ne cautionne pas tout ce que dit Yvan Blot mais les chiffres qu’il donne correspondent à ce qui se lit sur les sites russes.



    • Ruut Ruut 22 septembre 13:47

      @Olivier Perriet

      La Russie n’as JAMAIS perdue la moindre guerre.
      Les USA ont perdus toutes les guerres qu’ils ont fait seuls.

      Il n’est nullement souhaitable de titiller l’ours Russes.
      Par contre Le peuple Russe a largement prouvé sa fidélité, sa fiabilité et son efficacité a ses alliés.


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 24 septembre 10:00

      @Pierre

      Vous retombez dans le dépliant publicitaire.

      Je ne crois pas qu’il y ait une politique immigrationniste réelle, sauf chez certains fous de grands patrons, ou certains ultra gauche (qui peuvent se retrouver parmi les poutiniens d’ailleurs, et bizarrement). Simplement lorsque les gens viennent c’est difficile de les en empêcher sans aller sur des positions un peu limites. Et lorsque les gens se barrent (comme au vénézuela), c’est difficile de retenir aussi.

      Si la Russie n’a pas d’immigration grand bien lui fasse, c’est sans doute dû à un système social pas attractif. Nous y viendrons peut-être un jour ici aussi. En attendant, il y a toujours des inconvénients et des avantages à chaque situation

      Mais c’est pas vraiment une société qui a des jeunes à sacrifier, vu la déflation démographique qu’elle subit depuis longtemps.

      Libre à vous de continuer à vous faire le propagandiste de Saint-Vladimir, moi ça ne m’intéresse effectivement pas.


    • Pierre Pierre 24 septembre 11:31

      @Olivier Perriet
      Il n’y a pas de propagande pro-russe, je dis simplement la réalité. 

      Le système social russe est un héritage du système soviétique. Il est difficile à financer parce qu’il n’est pas financé par des caisses alimentées par des cotisations mais en grande partie directement par l’Etat. Il fonctionne même s’il doit encore grandement être amélioré.
      Jusqu’à présent ; l’âge de la retraite pour les hommes est de 60 ans et pour les femmes de 55 ans. Le montant de la retraite est faible mais à cet âge-là, on peut encore facilement faire des petits travaux pour arrondir ses fins de mois ou cultiver son potager et élever quelques animaux. 
      C’est traditionnellement comme cela que cela marche depuis l’époque soviétique.
      Je n’ai pas dit qu’il n’y a pas d’immigration, officielle et clandestine, en Russie. Bien au contraire, elle est même très importante (même taux d’immigration qu’en Europe) mais elle vient presque exclusivement des ex-républiques soviétiques (Caucase, Asie centrale, Ukraine) et de Chine en Russie orientale. Les immigrés viennent en Russie pour travailler et gagner de l’argent, pas pour profiter de la sécurité sociale.
      Il n’y a que très peu de chômage en Russie, moins de 5 % selon le quotidien pro-russe « Le Figaro » (liensmiley (4,7 % actuellement) et l’immigration vient compenser la diminution de citoyens actifs suite à la dénatalité des années 90.
      Pour information, le nombre d’enfants par femme en Russie est de 1,73.
      Il y a des patrons qui veulent de la main-d’oeuvre bon marché, c’est un fait, mais la contrainte vient des institutions européennes et de la CEDH qui invoque des raison humanitaires liées aux droits de l’homme. Elles refusent de voir que cette vague migratoire est organisée par des ONG et par des trafiquants pour qui c’est une activité lucrative.
      Vous ferriez mieux de prier Saint-Vladimir, sans lui, il y aurait plusieurs foyers de guerres chaudes en Europe.




    • frugeky 20 septembre 10:51
      Non, on ne s’en fout pas mais avouez que nos moyens d’action sont ténus.
      Pas de diplomatie française.
      Les pétitions et les manifestations...mouais...la guerre civile...bof...
      Déjà, payer les factures et essayer de bouffer.
      La propagande, je ne sais pas où en sont mes compatriotes dans leur majorité, mais je fais le même constat que vous.
      Donc... ?
      Je reste dans l’expectative.

      • Matlemat Matlemat 20 septembre 13:56

         Il y a un problème à moyen et long terme pour la Russie, la succession de Poutine...


         Comme De Gaulle en son temps en France, un dirigeant patriote non prévu par les atlantistes, remplacé par Pompidou le rothschildien, on sait ce qu’est devenu la France aujourd’hui...

        • Pierre Pierre 20 septembre 21:54

          @Matlemat
          Contrairement à l’avis de quelques commentateurs qui veulent faire le buzz avec leur poutinophobie maladive, Vladimir Poutine est ce qui peut être actuellement de plus favorable pour les Occidentaux. Aucun candidat de tendance néolibérale n’aurait la moindre chance de devenir président sauf si sa candidature était appuyée par Vladimir Poutine. 

          Un Alexeï Navalny qui est un agitateur inclassable ne peut espérer que quelques % de voix dans le pays (2 % suivant les sondages du mois de mars) et chez nous, on le présente comme le principal adversaire de Vladimir Poutine. Heureusement que le ridicule ne tue pas !
          Les élections qui viennent d’être annulées pour fraude dans le kraï du Primorie (Vladivostok) avaient en réalité été remportées par le candidat communiste. Ce sont les communistes qui sont la principale opposition en Russie et qui risquent d’un jour revenir au pouvoir par les urnes. 
          Bravo aux poutinophobes pour leur intelligence.
          Les politiques qui veulent rendre la Crimée à l’Ukraine se compte sur les doigts d’une main, cela, c’est la réalité.
          Si ses partisans ne changent pas la constitution pour rendre le nombre de mandats successifs illimités comme depuis peu en Chine, Vladimir Poutine choisira un successeur comme l’avait fait Boris Eltsine et ce sera en fonction de la situation nationale et internationale dans cinq ans.

        • Matlemat Matlemat 21 septembre 15:47

          @Pierre

          Oui, mais il ne faudrait pas pour la Russie qu’il meure subitement d’une crise cardiaque comme l’ambassadeur russe à l’ONU.


        • Pierre Pierre 21 septembre 20:37

          @Matlemat
          C’est une bonne remarque. J’ai quand-même lu qu’il est très méfiant surtout quand il voyage à l’étranger.


        • Matlemat Matlemat 24 septembre 12:41

          @Pierre
           Oui, quand il a fait son discours à l’ONU à New York il y a un moment déjà, j’ai senti qu’il n’était pas très rassuré.


        • Buzzcocks 20 septembre 16:36

          En cas de guerre conventionnelle, ce sont les installations nucléaires qui seront visées en premier et donc on peut dire adieu à toutes l’hémisphère nord .... Vous faites sauter l’intégralité de nos 58 réacteurs, la France n’existe plus. Et c’est transposable à la Russie.

          Donc, la guerre, je veux bien... mais ça ressemblerait à un avenir à la Mad Max.... quelques survivants et c’est tout.


          • Xenozoid Xenozoid 20 septembre 16:42
            @Buzzcocks
            d’ailleurs c’est pour cette raison qu’il ne se passera rien ici sans mettre tous le reste (du monde) en mouvement, tout changement sera durement payé...le nucléaire rend esclaves...pas indépendents

          • gaijin gaijin 20 septembre 19:06

            @Buzzcocks

            «  Vous faites sauter l’intégralité de nos 58 réacteurs, la France n’existe plus. »
            même pas, un ou deux suffisent ...
            mais il n’y pas de risque nucléaire en france donc tout va bien nos réacteurs fleurons de notre glorieuse industrie sont les meilleurs du monde .......

          • Pierre Pierre 20 septembre 22:13

            @Buzzcocks
            Le risque que vous décrivez existe mais si guerre nucléaire il y a, ce sera plutôt 1500 têtes nucléaires de chaque côte qui s’envoleront en même temps. C’est pas la peine d’imaginer la suite.


          • jjwaDal jjwaDal 20 septembre 17:37

            Nous sommes déjà en plein dans les bruissements d’avant-guerre. Il suffit d’observer à la fois les tentatives d’asphyxie économique de la Russie où les taxes massives sur les importations chinoises (en violation des accords de l’OMC), la volonté de plus en plus manifeste de se débarrasser du dollar pour les échanges internationaux (Pas seulement Chine et Russie), la formidable montée en puissance militaire de la Chine et l’orchestration dans les grands médias de la diabolisation de la Russie (notamment au travers d’éditoriaux relevant du lynchage et de l’appel à en découdre).
            Ne pas être préoccupé du niveau de tension international actuel entre puissances nucléaires me semble impliquer une ignorance des informations qui sont pourtant disponibles.
            Ceci dit des citoyens ou politiques mal informés peuvent imaginer en découdre avec la Russie ou même la Chine, les militaires US savent, eux, qu’une victoire est très aléatoire et aurait une tonalité de « gueule de bois » sévère. L’insistance des USA à vouloir poursuivre une guerre perdue en Syrie prouve le jusqu’au-boutisme de la politique américaine par ex alors que dans le même temps les esprits sont nourris tous les jours en occident de l’idée que la Russie est une menace grave pour la paix mondiale.

            Comme à chaque fois (et la crise économique devant nous à elle seule pourrait être un facteur déclenchant), les grands médias battent les tambours de la guerre en façonnant un ennemi qui n’est pas le bon. Quand le lynchage tient lieu d’enquête journalistique, il y a toujours des intérêts très puissants poussant derrière. A qui donc peut profiter ce climat délétère dans les relations internationales ? Poser la question est le début de la réponse.


            • arthes arthes 20 septembre 18:11

              @jjwaDal

              Bah...A qui profite le crime ?

              A ce qu’on nomme le NOM, qui n’en a plus que le nom mais qui s’accroche, un système industriel/financier et militaire euro/atlantiste, de premier abord...et en fin de compte à tous ceux qui en on profité et qui en profitent, de quelque manière que ce soit, et qui souhaitent en profiter davantage et acquérir plus pour consommer plus, et qui se trouvent donc impliqués et asservis dans ce système, du plus petit au plus gra,nd, du plus pauvre au plus riche...D’ou, l’oreille complaisante lorsque l’ennemi est désigné par les médias agents de ce système, , ennemi considéré sous le prisme déformant de l euro/atlantiste éducation/formatage

              Pour ma part, ma fille est en Russie, c’est sa « maman ours », sa deuxième mère, un pays « dur » qu’il faut aimer avec le coeur pour le comprendre me dit elle, personnellement j’y ressens une profondeur et une beauté d’âme que je ne ressens qu’avec des souvenir en France, qui se désincarnent petit à petit, bref, je ne me fais pas d’illusion « it is the end » , aussi, quoiqu’il arrive, je suivrai le choix que me dicte mon coeur vers ma fille



            • Pierre Pierre 20 septembre 22:19

              @jjwaDal
              Ouf, il y a encore des commentateurs qui savent de quoi ils parlent sur ce site.

              J’approuve à 100 % ce que vous avez écrit et merci pour l’avoir partagé.

            • geedorah geedorah 20 septembre 19:42

              cet exercice montrait aussi (à mon avis) que maintenant il fallait compter sur la chine pour aider les russes si il devait y avoir du grabuge


              • arthes arthes 20 septembre 19:52

                @geedorah
                Il y a clairement 2 blocs.

                Et tout aussi clairement il serait temps qu’ on s entende vu qu’ on est interdependants. .
                Yen a plein le cul du vieux systus social démocrate hegemonyque only way of life americanos a la Rambo et coca cola et poufs kardachian et cretins hanouna etc.. quoi.

                On Peut Puiser mieux Dans notre patrimoine et dans ce qui nous reste de tronche pour se ressourcer sans devenir des cons passéistes.


              • Arogavox 21 septembre 14:45

                @arthes
                « Il y a clairement 2 blocs. »   ???

                 Je ne vois rien de clair dans cette affirmation. Si ce n’est qu’une intervenante d’Avox (que je ne saurais ’connaître’ suffisamment pour interpréter ses commentaires) semble témoigner de ce qui pourrait relever de ses convictions ...
                 Ces deux ’blocs’ vous semblent tellement évidents que vous ne les précisez même pas ! ??

                 Si j’osais me faire une représentation ’citoyenne’ des intérêts ou forces géostratégiques en jeu aujourd’hui, parmi, a priori, les plus cruciales, il me semblerait plus précis de remarquer :
                 - deux entités fortes et prédominantes autant sur le plan économique, que politique et que géographique (surface, position continentale) ou culturel ...
                 Et je ne saurais deviner laquelle des deux pourrait se révéler la plus marquante entre les US et la Chine.
                 - et, d’une capacité d’influence a priori moindre, plusieurs ’cas particuliers’ disposant chacun d’atouts non négligeables, autant que de motivations géostratégiques potentielles bien autant préoccupantes et possiblement décisives que pour les 2 entités précédentes. A savoir, dans le désordre :
                * une ’communauté Européenne’ (à distinguer bien sûr du continent géographique Europe) dont l’avenir même à moyen terme semble bien problématique.
                 Celle-ci dispose aussi (encore, mais jusqu’à quand ? ) d’atouts industriels (historiques), géographique, culturel, et militaire ... tant que la capacité opérationnelle nucléaire de la France reste en son sein ...  : ce qui n’est pas sans conséquences ’logiques’ sur le casse-tête des scénarii géostratégiques induits dans le reste du Monde ...
                 
                * Un poids lourd démographique, dont le développement économique avance sûrement, peut-être apparemment plus lentement, à moins que ce ne soit que plus discrètement qu’ailleurs ? ... fort déjà d’un culture ancestrale, et dont le potentiel militaire autant qu’économique ne saurait être négligé !
                 ( quasiment ignoré des discussions avoxiennes)

                * Un autre poids lourd historique, culturel, et qui met en avant de considérables capacités militaires (ne visant ’bien sûr’ qu’à assurer sa défense) , et là j’abrège car bien sûr, ici, on ne parle que de la Russie ...

                * une nébuleuse d’autres cas particulier relevant d’historiques considérations religio-culturelles assez inextricables, et disposant aussi chacun d’atouts géopolitique non négligeables :
                  - Israël ,
                  - Etats arabes, pays du Golfe Persique,
                  - Pakistan

                 dont la Turquie, ex- empire Ottoman, candidate de longue date au Grand Machin européen ...

                * et enfin, tous les pays du Continent Afrique
                 ... ce qui ne veut pas dire que toutes le populations du monde qui ne sont pas évoquées dans cette liste schématique réduite comptent pour du beurre ...

                 A partir de là, si l’on prend en considérations les ’partenariats’, ’alliances’ ou ’amitiés’ entre les puissances évoquées, et si l’on se souvient qu’un Général renommé a pu remarquer qu’en matière de géostratégie, un Etat n’a pas d’amis ...

                 vous comprendrez bien à quel point il m’est difficile de deviner à quoi peut bien faire allusion le concept de « 2 blocs » !



              • arthes arthes 23 septembre 15:26

                @Arogavox


                Pour simplifier je dirais un bloc euro atlantiste sous domination anglo/ américano germanique et  un bloc eurasiatitque sous influence russo/chintoque qui comprends aussi les pays du proche et moyen orient..
                Le premier considérant le second sous son angle de vue, son prisme , avec un certain mépris comme si il s’agissait de peigne cul et de crétins arriérés.

                C’est tout.



              • arthes arthes 23 septembre 15:27

                @arthes
                Ah oui, et sans oublier l’’Asie centrale...


              • arthes arthes 23 septembre 15:27

                @arthes
                Ah oui, et sans oublier l’’Asie centrale...


              • arthes arthes 23 septembre 15:36

                @arthes

                Pour préciser encore : , c’est au travers de quelque chose de profond et culturel que ces deux blocs se dressent, enfin, comme vous le dites, ce ne sont que mes convictions, mais les évènements ne me contredisent pas.

              • Hijack Hijack 20 septembre 20:11

                Le problème est, que si guerre il y a ... les USA ne sont que le bras armé de l’Empire ... qui l’est au profit d’une entité étrangère au lieu que ce soit au profit du peuple américain ; l’Empire qui se sert de la force (malgré tout en nette déliquescence) armée US, ne souhaite qu’une chose et, c’est son objectif de longtemps, qu’un conflit mondial éclate ... conflit qui opposera Russie/Chine VS Usa + Otan ... Le conflit éclatant, il restera la place d’arbitre, qui lui, ne s’engagera qu’en fond sonore. Cela rappelle l’histoire des 3 coqs de Ron Chaya.


                • Le Panda Le Panda 20 septembre 20:22

                  @Pierre

                  Bonsoir

                  le développé de l’article tien la route, mais la réalité dans le sens des actions semble bien plus difficile. Un conflit de ce type serait sur le plan logistique presque irréalisable, puisque l’impossible n’existe pas. Connaissez les moyens de réponses nucléaires et atomiques vis des autres nations ?

                  Les systèmes techniques existants sont pratiquement calculés au 1/100e de seconde sans intervention humaine mais par choc que les satellites permettent de détecter avant que les ordinateurs les plus performants ne captent. Nous en avons l’exemple lors des attaques de 1er septembre aux USA. Et encore nous en ignorons bien des choses réelles que les puissances financières producteurs d’armes nous font plonger dans l’ignorance. D’autres appelleront cela : Les secrets d’Etats Militaires. Ce type de crime ne servirait personne et ne rapporterait rien à quiconque. Donc le sens des intérêts se perd dans la raison à moins à moins que nous nous projetions dans le sens d’acquérir d’autres planètes, alors là nous serions dans la fameuse réalisation transposée de 2001 Odyssée de l’Espace. Merci pour la qualité des références

                  Le Panda

                  Patrick Juan

                   


                  • Pierre Pierre 20 septembre 22:43

                    @Le Panda
                    Kubrick ! Que des chefs-d’oeuvre dont celui que vous évoquez.

                    Je pense que vous faites allusion à l’intelligence artificielle dans le domaine militaire. Les recherches ne sont nulle part pour le moment et les problèmes ne sont pas facile à résoudre.
                    Voyez le F-35 qui utilise déjà l’intelligence artificielle et qui échoue lamentablement. Il faudra probablement encore 10 ans avant que les problèmes soient résolus. 
                    Je ne sais pas si les Russes auront plus de succès. En principe, ils ont les meilleurs physiciens et les meilleurs mathématiciens, c’est un point pour eux. Les dirigeants russes ont aussi compris l’importance qu’aura ce type d’arme à l’avenir, c’est un deuxième point pour eux.


                  • Zaza Zaza 20 septembre 23:09

                    La Russie a surtout gagné la guerre idéologique en UE : Poutine tsar des blancs pour l’ED.
                     
                    Et aussi pour l’électeur de Trump de l’Amérique profonde bas du front : les démocrates lui disent tous les jours que Poutine a aidé Trump ! smiley


                    • Pierre Pierre 21 septembre 08:03

                      @Zaza
                      Extrême droite est une expression qui ne veut rien dire. Cela désigne seulement la place que certains élus occupent dans l’hémicycle. On a conventionnellement décidé de placer à droite tout ceux qui ne sont pas libéralo-compatibles et pas d’influence trotskiste : les souverainistes, les royalistes, les partisans de l’intervention de l’Etat dans l’économie, les racistes, les anti-immigrations, les partisans d’un Etat fort, les partisans de la fermeté avec les délinquants et j’en passe.

                      Tout cela ne forme pas un groupe homogène. Ils sont même souvent antagonistes.
                      Les seuls qui prennent Vladimir Poutine pour modèle, à tort ou à raison, ce sont les souverainistes, c’est-à-dire les anti-mondialistes néo-libéraux. Ils pourraient aussi prendre Victor Orban pour modèle et ils le font d’ailleurs souvent.
                      Vous faites une erreur en croyant que ce sont les rednecks qui ont élu Donald Trump. En réalité, ce sont les classes moyennes et les ouvriers du centre des Etats-Unis, endettés et ruinés par la désindustrialisation et par l’oligarchie financière.

                    • tiers_inclus 21 septembre 00:24

                      Merci à l’auteur.

                      2020 représente une échéance, en effet,, moins sur l’accroissement opérationnel de l’existant offensif Russe que sur sa dotation en systèmes défensifs (domaine d’excellence de la Russie de tout temps, avec une avance considérable de plus de 10 ans sur l’Occident).
                      Les systèmes S500 couplés aux S400 et autres et les systèmes AN 235 devraient être en mesure de sanctuariser (quasiment) le territoire russe en 2020.
                      Quel que soit le rapport de forces actuelles même s’il s’avérait être à l’avantage russe, il serait irresponsable de risquer dans l’intervalle une escalade à l’issue perdant- perdant.
                      Ceci conditionne la politique des petits pas de Poutine.

                      Vous dites : « la partie militaire du discours était clairement un avertissement destiné aux Occidentaux mais il est possible que Vladimir Poutine ait amplifié la force réelle de l’armée russe pour dissuader les États-Unis d’intervenir directement en Syrie ou ailleurs où des intérêts vitaux de la Russie sont en jeu. »

                      Pas vraiment. Les annonces de Poutine portaient sur des armements stratégiques dont l’utilisation est ultime. Elle visait à recadrer l’hybris des faucons US qui, bien au fait de la progression russe, auraient pu être tentés par une stratégie de première frappe avant que le gap technologique ne s’accroisse. En pratiquant cette annonce Poutine s’exposait à être « testé » car il touchait au mythe de la puissance occidentale qui lui assure son influence géopolitco-économique. Et il a été testé notamment en Syrie, mais aussi par la bande (Skripal, sanctions), l’Occident tentant de sauver la face mais en ne franchissant pas les lignes rouges. Même Hollande le mollasson avait levé ses petits poings. C’est dire l’importance de ce facteur « mythe ». Mais dans le cas de la Syrie c’était plutôt contreproductif et un bluff n’est pas envisageable à cette fin.

                      Bluff sur l’aspect stratégique ? Peut-être en terme d’opérationnalité, mais il suffit de quelques vecteurs imparables dans ce domaine pour être dissuasif et les cadences de production peuvent être démultipliées en fonction du contexte comme c’est le cas en temps de guerre, rappelez vous les T34.

                      Vous dites : « Ils pourraient croire qu’ils ont une dernière fenêtre de tir qui leur permettrait de sortir vainqueur d’une courte confrontation conventionnelles contre la Russie. »

                      La fenêtre était plus sûre il y a encore 3 ou 4 ans. Ils ne l’ont pas utilisé alors qu’ils étaient renseignés , ils ne l’utiliseront plus, le temps ayant joué à leur désavantage. Bien sûr les faucons regrettent la reculade Obama mais c’est désormais trop tard.

                      Enfin sur des aspects plus bénins, le SU57 n’est pas un échec technologique contrairement au fer à repasser F35, son recul est d’ordre budgétaire et il sera dévolu à l’exportation dans le cadre de programmes communs. L’achat des Rafale en bien moins grand nombre que prévu n’est pas la cause du renoncement du projet russo-indien de 5eme génération. L’inde passant une commande importante en SU30 par ailleurs. Question d’efficience budgétaire, la furtivité perdant sa magie avec les nouveaux radars comme vous l’exprimez.

                      Bref, plus le temps passe ,désormais, moins on risque le carton. Si les objectifs russes 2020 sont atteints et c’est probable, quel usage la Russie fera-t-elle de son avantage ? Il me semble que l’Europe devrait se poser sérieusement cette question sans compter sur l’oncle Sam.


                      • Pierre Pierre 21 septembre 21:19

                        @tiers_inclus
                        Quand j’évoque le bluff, je veux parler des armes stratégique nouvelles, celle qui ont été évoquées dans le discours du 1er mars.

                        Pour les armes conventionnelles qui ont été testées en Syrie, il n’y a pas de soucis, comme je l’écris dans l’article, la Russie est sur le point d’être équipée à 70 % d’armes nouvelles.
                        Vous avez raison en disant que Barack Obalma n’a pas profité de la fenêtre de tir il y a 3 ou 4 ans.
                        A mon avis, il prenait la Russie comme une puissance de seconde zone et il espérait qu’elle allait s’embourber en Syrie et en Ukraine.
                        De son coté, Vladimir Poutine devait gagner du temps et la destruction des armes chimique a été un coup de génie.

                      • crabo21 21 septembre 02:45

                        Je n’ai jamais compris pourquoi la Russie, avec ses richesses, ne s’était jamais penchée sur elle-meme pour développer son pays. Un dirait un sale gosse perpetuellement complexé et tapageur.


                        • chantecler chantecler 21 septembre 07:31

                          @crabo21

                          « Je n’ai jamais compris pourquoi la Russie, avec ses richesses, ne s’était jamais penchée sur elle-meme pour développer son pays. »
                          La réponse est simple : elle vous attendait .
                          Sinon vous pouvez vous pencher sur l’histoire de la Russie au 20ème siècle : vous constaterez que la Russie a du faire face à des guerres, des oppositions inimaginables .
                          Et encore aujourd’hui elle doit consacrer des sommes énormes pour assurer sa défense (et celle de ses richesses très convoitées ) et sa sécurité .
                          Pas de bol pour elle la Russie représente le diable pour les pays occidentaux .
                          Il est vrai que nous ne nous posons pas trop de questions pour tout brader au capital, à la finance .
                          ce qu’avait largement commencé B. Eltsine .

                        • Pierre Pierre 21 septembre 08:10

                          @chantecler
                          Merci, j’allais justement faire une réponse dans le même sens. 

                          Sinon, les centaines de milliers d’étrangers qui sont allés en Russie pour la Coupe du Monde ont pu constater que la vie en Russie est aux antipodes de ce qu’on peut lire dans la presse mainstream.

                        • Trelawney Trelawney 21 septembre 08:09

                          L’armement nucléaire stratégique rend tout autre système d’armement obsolète. En effet lors d’un conflit majeur entre deux nations comme la Russie vs les USA (j’étends à l’OTAN), nous serons atomisé avant même qu’un soldat n’est mis le pied sur son char.

                          Mais alors pourquoi se fabriquer autant de char, d’avions sophistiqués ? Est-ce que Poutine est un idiot ? Bien sur que non, pas plus qu’un président américain ou français. S’ils se construisent un arsenal et qu’ils le déploient lors de manoeuvre tout aussi délirante qu’inutile, c’est pour le vendre aux pays de leurs zones d’influence.
                          On montre les beaux chars d’assaut, les hélicos avec leurs missiles tout neuf, les avions et les système de défense anti-aérien et des pays comme l’Iran, la Corée, l’Arabie Saoudite, la Syrie etc vont se ruiner pour s’en offrir.
                          En essayant d’intellectualiser tout cela, vous ne faites que le jeu des marchant d’armes pour le bien être des fabricants et des profits commerciaux qui en découle.
                          4 mn est le temps que met un missile inter continentale pour quitter son silo et atteindre sa cible. Ce qui veut dire que même en temps de guerre ce matériel rutilant ne sert à rien !
                          Seul servent les missiles balistiques, les sous marins nucléaires et les bombardiers stratégiques

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